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Economie

Assises nationales du tourisme
Le retour fracassant des British

Par L'Economiste | Edition N°:2418 Le 08/12/2006 | Partager

. La Grande-Bretagne, deuxième marché après la FranceLa saison achevée le 31 octobre dernier -l’année touristique s’étale du 1er novembre au 31 octobre- apparaît d’ores et déjà comme la meilleure campagne jamais enregistrée par le secteur, pas même durant les années folles lorsque les hôtels refusaient de la clientèle à Marrakech. Certes, on est loin du taux de croissance de 15% anticipé dans l’Accord cadre, mais le tableau de bord de l’économie touristique en 2006 parle de lui-même. Les arrivées de touristes se chiffrent à 5,513 millions entre janvier et octobre (dont la moitié des MRE). Les nuitées, indicateur qui renseigne sur la réalité économique des entreprises hôtelières, sont en hausse de 6% (statistiques arrêtées à fin octobre). Le taux d’occupation moyen dans l’hôtellerie (au sens le plus large) s’établit à 50%, soit deux points de plus que la saison dernière. En moyenne, une chambre sur deux est restée vide. C’est la conséquence de l’arrivée de nouvelles capacités d’hébergement sur le marché. La moyenne de remplissage masque cependant des disparités régionales. A Marrakech, première destination touristique, le taux d’occupation moyen s’élève à 69%, soit 19 points de la moyenne nationale.. L’effet des ventes par InternetLes recettes marquent un bond de 24% à 43,3 milliards de dirhams. Le tourisme reprend donc son rang de première source d’alimentation de réserves de change du pays, position que lui contestent les transferts d’argent de Marocains installés à l’étranger. Fait rare pour être signalé, les effets de la croissance ne sont pas polarisés sur le triangle entre Marrakech et Agadir. La croissance de l’activité touche quasiment tous les pôles touristiques: 24% à Essaouira, 10% à Casablanca, 14% à Meknès, partit, il est vrai, de très bas, 6% à Rabat et 4% à Tanger. De toutes les destinations, Agadir est celle qui semble avoir le plus profité de l’embellie sur les marchés émetteurs. En un an, la station balnéaire du Souss a gagné 400.000 nuitées supplémentaires contre un peu plus de la moitié pour sa rivale Marrakech (230.000 nuitées). Cet écart tient à la différence de la durée moyenne de séjour dans les deux principaux pôles touristiques du pays. Agadir, la balnéaire, retient plus longtemps les touristes, en moyenne 6 jours et plus. Mais le fait le plus marquant de la saison 2006 aura été le retour des Britanniques. On peut l’affirmer, la Grande-Bretagne a été le principal moteur de la croissance de l’activité. Avec près d’un million de nuitées, le marché britannique devient le deuxième débouché du tourisme marocain derrière la France qui réalise cinq fois plus de nuitées (5,6 millions). C’est un petit «miracle» car il n’y a pas si longtemps encore, le Maroc peinait sur ce marché. Plusieurs facteurs expliquent cette percée en Grande-Bretagne. Primo, l’ouverture du ciel aux compagnies low-cost qui se sont positionnées sur des liaisons directes à partir des agglomérations de taille moyenne. La facilité de connexion a généré des flux de clients qui, jadis, ne pouvaient venir à Marrakech car obligés de passer par Londres par exemple. Secundo, le renforcement et un usage plus ciblé des moyens dédiés à la promotion de la destination. Si le Maroc n’aligne pas encore les ressources de ses concurrents (Turquie par exemple), un gros effort budgétaire a été réalisé pour la promotion institutionnelle à l’étranger.Même si le phénomène n’est pas quantifiable, l’effet du développement des ventes par Internet draine une clientèle bien plus rémunératrice car elle dégage des marges conséquentes. Historiquement, l’industrie du tourisme et du voyage est le principal d’application de l’e-business. Au Maroc, les professionnels confirment la contagion: les ventes par Internet représentent 14% du chiffre d’affaires des Sofitel au Maroc, révèle Marc Thepot, directeur général d’Accor Maroc. Avec 18% de croissance de son chiffre d’affaires (à fin novembre) et un taux moyen d’occupation de 68%, la chaîne réalise des performances supérieures à la moyenne du marché.. Hausse des tarifs moyensLe management parie sur la même tendance en 2007 en dépit de quatre ouvertures d’hôtels: Ibis Palmeraie à Marrakech, Ibis Sidi Maârouf à Casablanca et les Novotel et Ibis au Casa City Center. Accor comme des groupes internationaux opérant au Maroc (TUI entre autres) bénéficient de la notoriété de leurs marques. Lorsqu’il connaît une enseigne, le client se sent rassuré par les standards, explique Marc Thepot. Par rapport à la concurrence, Accor a un avantage supplémentaire: la chaîne peut compter sur la parfaite connaissance de ses enseignes dans le premier marché de l’industrie du tourisme marocain. La prise des risques financiers (investissement dans les murs hôteliers) par les grands opérateurs touristiques accroît encore plus l’intégration du Maroc dans les réseaux internationaux de commercialisation. Autre phénomène relevé au cours de la saison qui s’achève: l’amélioration des tarifs moyens des forfaits touristiques. La forte pression de la demande sur le Maroc a permis aux opérateurs marocains, hôteliers et agents de voyages, de rééquilibrer les rapports avec les tour-opérateurs.Abashi SHAMAMBA

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