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Après le sit-in, grève au Ministère des Finances

Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· Le dialogue "interrompu" après la réponse de M. Oualalou: "Le Budget de l'Etat ne permet pas de satisfaire les revendications des syndicalistes"

· "Pas de date-butoir" pour la promotion des 5.000 fonctionnaires en instance


Alors que les préparatifs de la Loi de Finances 1999-2000 vont bon train, une partie des fonctionnaires du Ministère de l'Economie et des Finances réfléchit au dossier social de leur département. Après son sit-in du 25 février, le Syndicat National des Finances (SNF), affilié à la CDT, a lancé un appel à une grève nationale de 24 heures pour le mercredi 31 mars. Les syndicalistes ont décrété la grève dans les 14 directions centrales du Ministère de l'Economie et des Finances. "Les services extérieurs participeront également à ce mouvement de protestation", a déclaré à L'Economiste M. Mohammed Dîidâa, secrétaire général du Syndicat. A l'heure où nous mettions sous presse, les responsables du Ministère étaient injoignables.
Pour M. Dîidâa, le dialogue "a été interrompu" avec l'Administration, particulièrement après avoir rencontré M. Fathallah Oualalou le 19 mars.
Les discussions ont porté sur quatre points: la promotion interne pour les 5.000 fonctionnaires en instance, les libertés syndicales pour les douaniers sédentaires, les primes et les critères de promotion. Les syndicalistes se disent "outrés" par la réponse "catégorique" de M. Oualalou. "La seule réponse de l'Administration est que le Budget de l'Etat ne permet pas de satisfaire ces revendications", précise M. Dîidâa.

Pas d'avancement depuis 1996


Les syndicalistes ont demandé à leur ministre de répartir sur les prochaines Lois de Finances les 5.000 fonctionnaires promouvables n'ayant pas encore été promus. "Les commissions internes qui se réunissaient chaque année ne se sont pas tenues depuis 1996. Les tableaux d'avancement sont stoppés depuis", explique M. Dîidâa.
Sur ce registre, le responsable syndical précise que le Ministère des Finances n'a pas voulu donner de date-butoir pour l'application des promotions retardées.
Les syndicalistes ont refusé trois critères pour la promotion de grades avancés par le Ministère: l'absence de sanctions disciplinaires entraînant une radiation, une plus forte moyenne des notes d'évaluation des cinq dernières années et la promotion d'un agent ou cadre hautement méritant sur appréciation particulière du directeur général ou du directeur concerné. Le SNF a qualifié ces critères de "discrétionnaires".
Rappelons que l'action des syndicalistes vise aussi l'annulation de la note interdisant la syndicalisation de l'ensemble du personnel douanier, notamment les sédentaires.

Nadia LAMLILI

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