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Agenda 2000: Les négociations de Berlin s'achèvent aujourd'hui
Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· La réforme de la PAC partage encore une fois l'UE

· Les Quinze sont déterminés à aboutir à un accord sur les trois principaux volets relatifs au financement de l'Union


C'est aujourd'hui jeudi que les Quinze doivent clore les négociations sur l'Agenda 2000(1) (financement de l'Union Européenne pour les années 2000 à 2006). C'est surtout d'argent que discute l'état-major de l'Union. L'agenda se décline en effet en trois principaux dossiers. Il s'agit des fonds structurels pour l'aide aux régions les plus pauvres de l'Union, d'une répartition plus équitable des charges budgétaires et de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). La présidence allemande est déterminée à aboutir à un accord lors de ce Sommet. Ainsi, le dossier de la réforme de la Politique Agricole Commune n'est pas complètement clos. Bien que les Allemands veulent que l'accord conclu le 11 mars sur cette réforme soit définitif, les Français, quant à eux, comptent bien le déterrer. Pour la France, cette réforme risque de faire réveiller les vieux démons. Les agriculteurs français entendent bien monter leur pression pour obtenir des avantages budgétaires, fiscaux et sociaux de la part de leur gouvernement. Si la réforme de 1992 avait été tolérable, c'était grâce à la baisse des charges fiscales qui ont atteint près de 5,5 milliards de FF par an, soit 40 milliards pour sept ans (1 FF=1,6 DH). Aussi, le président Jacques Chirac et le Premier ministre Lionel Jospin comptent-ils «faire changer les choses». De son côté, le ministre français de l'Economie et des Finances Dominique Strauss-Kahn a déclaré à RTL «qu'il vaut mieux pas d'accord qu'un mauvais accord».
Cette réforme de la PAC divise encore les Quinze. Le Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen est opposé à la réouverture du paquet agricole.


Les agriculteurs ne baissent pas les bras


Les agriculteurs européens ne baissent pas les bras. Après leur manifestation tapageuse du 22 février dans les rues de Bruxelles lors du Sommet agricole, ils reviennent à la charge. Ces derniers jours, ils multiplient les actions. Ainsi, en plus de manifestations organisées dans plusieurs villes européennes, Berlin a connu hier un grand rassemblement de plusieurs milliers d'agriculteurs allemands. L'accord final sur la réforme de la Politique Agricole Commune a partiellement satisfait leur demande. En effet, la baisse des prix agricoles garantis a été revue. La réduction du prix du lait a été différée à 2003. Initialement de 30%, la proposition de baisse du prix de la viande bovine a été ramenée à 20%. Quant aux céréales, l'accord a maintenu l'ancienne proposition d'une baisse de 15%. Malgré cette avancée, les agriculteurs estiment que, si le compromis agricole est avalisé en l'état par le Sommet de Berlin, leurs revenus vont être sérieusement affectés. Cette baisse des prix n'est pas en effet compensée par des aides européennes.

Malika EL JOUHARI (AFP)

(1) Cf L'Economiste du mardi 23 mars 1999.

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