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Après la décision de Bank Al-Maghrib, impact réduit sur les taux du marché

Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· Autorités monétaires: "Baisse souhaitable bien que cela soit marginal pour l'investissement "

· L'effet de la baisse va d'abord jouer sur les crédits spots


Bank Al-Maghrib a réduit d'un demi-point les taux des avances consenties aux banques. Ainsi, et dès le 23 mars, le taux pour les avances à 7 jours, sur appel d'offres, a été réduit à 5,5% au lieu de 6%. Le taux des avances à 5 jours, à l'initiative des banques, quant à lui, a été ramené à 7% contre 7,5% auparavant. Cette baisse des taux ne semble pas motiver les banquiers pour réduire davantage les taux qu'ils affichent.
"Cette réduction ne pourra pas se traduire par une nouvelle baisse des taux actuels des banques", précisent-ils. En effet, cette baisse ne fait que confirmer la tendance baissière relevée depuis quelque temps. Plusieurs établissements bancaires avaient revu à la baisse leurs taux au cours de l'année dernière, notamment pour les crédits accordés à la clientèle haut de gamme. Les banques avaient en effet déjà anticipé la baisse en réduisant leur taux tandis que le taux de la pension de Bank Al-Maghrib n'a pas bougé depuis un an.

De plus, et c'est le plus important, le refinancement via Bank Al-Maghrib ne constitue qu'une "composante marginale" dans les ressources globales du secteur bancaire. Celui-ci recourt plutôt au marché monétaire, notamment celui interbancaire. A préciser qu'au titre du mois de février le taux moyen pondéré du taux interbancaire calculé au jour le jour était de 6,537%. Quant au taux interbancaire à terme, et qui correspond à une semaine, il s'établit actuellement à 6%. L'attitude des banques s'explique, selon des responsables de premier plan de quelques-unes des banques de la place, par le niveau élevé des liquidités dont elles disposent. "C'est d'ailleurs toujours le cas en début d'année", précisent quelques-uns d'entre eux.
Mais bien que la plupart des banquiers soulignent que cette réduction des taux a un impact plus psychologique que réel, un banquier de premier plan estime que cette baisse "n'est pas aussi marginale qu'elle n'en a l'air". En effet, les avances de Bank Al-Maghrib déterminent le coût des engagements pris à la marge par les banques.
Ainsi, la réduction des taux de ces avances ne peut que se traduire par une baisse du coût de ces engagements. C'est le cas notamment des crédits spots.

Rafik IKRAM

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