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Anniversaire
Un «plaisir de mémoire»

Par L'Economiste | Edition N°:2149 Le 11/11/2005 | Partager

POUR une économie très petite, il y avait deux fois plus de banques qu’aujourd’hui, 9 adultes sur 10 étaient analphabètes, 60% du budget familial allait à l’alimentation, les partis politiques, en fait l’Istiqlal, commençaient à reprocher au palais de n’avoir pas exigé le Sahara en même temps que la zone nord… Et tant d’autres choses encore, petites et grandes! Il est parfois bien difficile de se remettre dans l’ambiance de la fin des années 50 pour comprendre comment et pourquoi telle ou telle chose a été faite de telle ou telle manière et pas d’une autre.Pourtant, c’est ce qu’il faudra essayer de faire, au cours de cette grande semaine de «mémoire» qui fêtera les 50 ans de l’Indépendance. Pour sa part, L’Economiste entame aujourd’hui la publication d’une série d’articles avec deux objectifs:- raviver le souvenir pour ceux qui ont vécu cette époque;- installer un souvenir pour ceux, bien plus nombreux, qui étaient trop jeunes et ceux, encore plus nombreux, qui n’étaient pas nés.En fait, cette période est de l’histoire mais sans en être vraiment, puisque précisément, s’y mêlent des souvenirs… dont chacun connaît la traîtrise! Plus complexe: l’histoire sert aussi à fonder (ou à confirmer) les valeurs et mythes favorisant l’identité d’une société. Dans ce processus, la vérité historique y perd ce qu’elle y gagne en force politique. C’est vrai, mais est-ce le plus important quand il s’agit de fêter un anniversaire? Une question qui mérite d’être posée; une réponse que chacun apportera à son gré.Venu directement d’Europe, le «devoir de mémoire» est à la mode. Une mode nécessaire et désagréable comme cette huile de foie de morue qu’on servait encore, à la cuillère, aux petits enfants dans les années 50 et 60 (aujourd’hui remplacée par le Oméga 3 et 6!). On dira bien sûr que se pencher sur l’époque de l’Indépendance, c’est un «devoir de mémoire». Pour notre part, nous avons préféré un «plaisir de mémoire», et comme L’Economiste est L’Economiste, le premier plaisir que nous proposons porte sur les banques, ce qu’elles étaient, ce qu’elles sont devenues, ce qu’a fait l’Etat, cet acteur majeur… en gardant à l’esprit que le premier geste de souveraineté bancaire fut de transformer la Banque d’Etat du Maroc, en Banque du Maroc laquelle deviendra à la fin des années 80, Bank Al-Maghrib.N. S.

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