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Aménagement de la vallée d'OurikaNeuf ans après…

Par L'Economiste | Edition N°:1833 Le 16/08/2004 | Partager

. Si la vallée connaît un regain d'intérêt, elle n'est pas à l'abri de nouvelles inondations«Assif, assif, l'oued est en cru, nous hurlaient en berbère les villageois... En deux temps trois mouvements, toute la région fut inondée, avant même que nous ayons eu le temps de comprendre ce qu'ils voulaient nous dire. Tout fut dévasté en peu de temps. Les gens fuyaient mais étaient rattrapés par les eaux. C'était atroce», témoigne cette rescapée de ce tragique 17 août 1995 dans la vallée de l'Ourika. Comme elle, beaucoup d'autres personnes ont vu leurs parents, amis ou voisins, emportés par ces crues. Neuf ans plus tard, les souvenirs sont encore douloureux. Les crues de 1995 à l'Ourika se sont soldées par 200 personnes qui ont perdu la vie ce jour-là. Et sans les habitants qui se sont portés volontaires, les pertes auraient été plus grandes. Rappelons qu'une de nos anciennes journalistes a failli y périr avec sa famille (cf www.leconomiste.com du 7 septembre 1995). Quant aux dégâts matériels, ils se sont chiffrés à des dizaines de millions de DH. Tout ce qui était construit au lit de l'oued, a été emporté subitement. Du reste, les dégâts ont touché l'infrastructure hydro-agricole avec près de 350 km de saguias traditionnelles détruits ou comblés et 110 prises d'eau endommagées. .79 millions de DH de pertesLes crues ont détruit également l'infrastructure d'irrigation de petite et moyenne hydraulique, l'arboriculture fruitière ainsi que les cultures de maraîchage. Les dégâts avaient été estimés à l'époque par le ministère de l'Intérieur à plus de 79 millions de dirhams, notamment dans le secteur agricole, les travaux publics et les fonds de commerce, ainsi que les biens privés (voitures, logements...). Un souvenir que les autorités de la province gardent en mémoire. Car, la région n'est pas à l'abri de catastrophes similaires. «L'on ne peut contrôler la nature. Nous essayons d'atténuer ses conséquences», commente le gouverneur de la province qui a tiré des enseignements de 1995.Même si les risques ont été réduits, selon les responsables locaux, l'année dernière encore à la même époque, de fortes pluies sont tombées, dépassant les 100 millimètres/heure. De quoi faire une autre catastrophe ! «Et sans les systèmes mis en place depuis, août 2003 aurait été une répétition de celui de 1995». Des systèmes d'alerte et des seuils mécaniques de traitement sont les moyens de lutte. Il s'agit en fait des corrections mécaniques des ravins avec des constructions de seuils en pierres sèches et gabions et maçonnerie ou cimentées avec un double objectif : maîtriser et limiter l'écoulement des débris dans l'oued et casser l'énergie de l'eau en retenant les gros blocs via ces sortes de petits barrages en béton tout au long des ravins. Près de 6.000 seuils ont été construits depuis 2000 dans le cadre d'un projet financé par le Fonds Hassan II pour une centaine de millions de DH. Y est inclus également dans ce plan, un reboisement des plaines. «Cela n'a pas été chose facile, indiquent les ingénieurs des eaux et forêts, surtout dans des zones complètement enclavées où le matériel doit être transporté à dos de mulet». En réalité, une des raisons de ce bilan lourd causé par les crues est l'enclavement de ce bassin de 66.500 hectares. D'ailleurs, un programme de réhabilitation des routes et d'ouverture de nouvelles pistes est en cours. Badra BERRISSOULE

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