×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Aménagement de la vallée d'Ourika Percée dans les circuits d'excursions

Par L'Economiste | Edition N°:1833 Le 16/08/2004 | Partager

. Bazaristes, gargotes et même maisons d'hôtes s'y installent. Plus de 4.000 visiteurs par jour essentiellement nationaux«Tnine l'Ourika, Siti fadma, Aghbalou… plus qu'une place, venez par ici», lancent les taximen de Bab Erob qui s'arrachent littéralement les clients, nombreux ce matin. Normal, c'est la saison par excellence pour la vallée de l'Ourika. Et puis c'est lundi aujourd'hui, jour du souk, celui de Tnine l'Ourika, à trois kilomètres de la Commune. Tnine est une bourgade où est sise Dar Caïd Ouriki, un des caïds du protectorat. C'est aussi le souk le plus fréquenté de la vallée où tout se vend et tout s'achète, du bétail aux produits alimentaires. A ce rendez-vous hebdomadaires les villageois de la région n'hésitent pas à emprunter leur mulet. Un parking spécialement pour les ânes et les mulets est mis en place dans cette bourgade. Dans les ruelles de ce souk, des touristes se mêlent aux villageois. La vallée de l'Ourika qui comprend plusieurs villages (Tnine, Aghbalou, Oulmès et Siti Fadma) est à une quarantaine de km de Marrakech. Certains Marrakchis y ont des résidences secondaires pour l'été. Et aujourd'hui, les étrangers aussi s'y intéressent. Des maisons d'hôtes ouvrent leurs portes dans la région. Mais, c'encore timide. Sur une trentaine de km, la route traverse d'abord la plaine du Haouz puis bifurque vers la montagne. Un chemin dans la montagne tout en virage et où les flancs ne sont pas parés. Bien que refaite et élargie récemment, la route ne reste pas moins dangereuse pour les écervelés de la vitesse. Elle enregistre plusieurs accidents d'ailleurs. Mais le paysage vaut le détour. Juchés au haut des montagnes, les maisonnettes, et petits villages en terre rouge sont désertés de leurs habitants, le temps des travaux des champs. Ici et là, des bergeries plantées sur les hauts plateaux, gardées par des enfants qui n'hésitent jamais à faire des signes de la main aux automobilistes. Sur la route aussi, les bazaristes, de plus en plus nombreux. L'on commence même à appeler la région, la vallée des tapis. Presque un bazar à tous les kilomètres avec des tapis accrochés sur les montagnes. Le regain d'intérêt pour la région depuis quelques années et sa programmation obligatoire dans toutes les brochures des TO comme excursion d'une journée, a encouragé ces bazaristes à s'y installer. Ici aussi comme à Marrakech, les commissions sur les achats des produits d'artisanat effectués par des touristes font ravage. Idem certainement pour les deux restaurants qui accueillent généralement l'ensemble des touristes en excursion de groupe. Le voyage s'arrête souvent au village Aghbalou dans ces restaurants huppés. Quelque kilomètres plus loin, Oulmès est devenu le cœur de la vallée. Ce lundi, les rives de l'Oued sont pleines de monde. Les estivants sont nombreux cette saison. Difficile de les chiffrer. On les estime entre 3.000 et 4.000 par jour. Plus en week-end.Les gargotes ont élu domicile au bord de l'oued. Ils vendent de tout (de la grillade au tagine, en passant par la «bissara»). Ils sont plus spécialisés dans les tagines au chevreau (maâzi). Ce développement n'est pas sans plaire aux visiteurs, car les prix sont abordables et les plats sont très bons. Bien sûr, il ne faut pas être regardant sur l'hygiène. Depuis que l'Ourika est redevenue à la mode après des saisons mortes suite aux inondations de 1995, les habitants ont repris espoir. Certains ont même transformé leurs logements en auberge. Phénomène très à la mode. Il existe même des réseaux de vente sur le net pour le logement ou encore le déjeuner chez l'habitant. En témoigne ce jeune couple qui prenait un café chez Achkid, une des gargotes, sur place. « C'est sur le net que j'ai découvert la vallée et que j'ai acheté ce séjour. J'adore l'accueil que nous font les berbères. J'irais ensuite à Asni selon la même formule».Souk Tnine, gargotes et l'oued de moins d'un demi-mètre de hauteur où se baignent les petits mais aussi les ponts artisanaux qui relient les deux rives sont les seules attractions des estivants. Du moins, pour ceux qui ne sont pas très sportifs et ne préfèrent pas les randonnées sur les pistes de cette vallée magnifique.


L'élevage, première activité

La vallée de l'Ourika avec ses 5 communes rurales dépend de la région du Haouz. Ses habitants sont estimés à 50.000 (en attendant le prochain recensement). Ils vivent essentiellement de l'élevage. La superficie de la vallée est de 66.500 hectares sur des altitudes entre 600 et 3.800 mètres. Près de 33,8% sont des forets. Les terres irriguées représentent à peine 4,2%.Badra BERRISSOULE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc