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Aluminium: Pechiney rejette l’OPA d’Alcan

Par L'Economiste | Edition N°:1558 Le 10/07/2003 | Partager

. Raison: Insuffisance du prixLe groupe français d’aluminium et d’emballage Pechiney a rejeté l’offre publique d’achat du groupe canadien Alcan à 41 euros l’action, indique un communiqué publié mercredi matin à Paris.Le communiqué, sans utiliser le verbe «rejeter», ajoute que l’offre d’Alcan présente un «caractère incertain» au vu des règles de la concurrence européenne. «Le prix proposé par Alcan est notoirement insuffisant» et il «ne reflète aucunement la valeur stratégique» de Pechiney, précise le communiqué à l’attention de ses actionnaires. L’offre d’Alcan valorise le groupe français à 3,4 milliards d’euros, une valeur jugée «nettement insuffisante» par la direction de Pechiney dans sa première réaction dès l’annonce de l’OPA. La bourse a sanctionné l’offre en poussant à la hausse le titre Pechiney, qui a clôturé mardi dernier à 43,6 euros.Alcan a déclaré qu’il maintenait son offre qu’il juge «équitable», quelques heures après la réunion du conseil d’administration de Pechiney et avant que ce dernier ne rende publique sa position officielle hier matin.L’hypothèse d’une bataille boursière pour la prise de contrôle du producteur français d’aluminium est pourtant écartée pour l’heure, l’entrée en jeu d’un «chevalier blanc» étant peu probable. En revanche, un relèvement de l’offre d’Alcan est toujours envisagé. Dexia Securities considère par exemple que la valeur de Pechiney dans le cadre d’un rachat se situe plutôt dans une fourchette de 45 à 48 euros. “Si l’on neutralise l’impact défavorable des effets change, l’offre actuelle valorise Pechiney à 11,9 fois les résultats 2004, soit un niveau équivalent avec la valorisation historique moyenne de Pechiney à 11,5 fois”, observe le bureau d’études. Ce dernier considère toutefois que Pechiney mérite une prime de contrôle d’au moins 15 à 20% sur sa valorisation de milieu de cycle au regard des efforts de réduction des coûts en cours en interne et de l’amélioration à venir des fondamentaux du secteur aluminium.Même son de cloche chez Merrill Lynch: “L’offre d’Alcan comprend 60% de cash et 40% de papier, ce qui risque de ne pas impressionner les investisseurs européens”, relève la banque d’affaires. Pechiney devrait mettre en place une stratégie de défense et identifier d’éventuels «chevaliers blancs», ce qui forcerait Alcan à payer plus. Alcan maintient pour l’instant son offre en l’état. Le groupe canadien, qui pense avoir bouclé l’opération d’ici quatre ou cinq mois, estime qu’elle génèrera des économies de 250 millions de dollars par an. Un montant qui, selon Merrill Lynch, aurait été minimisé dans le but de se laisser une marge de manoeuvre face aux exigences éventuelles de la Commission européenne.Par ailleurs, Pechiney a annoncé hier matin le rachat de la totalité des intérêts majoritaires des partenaires financiers de l’usine d’électrolyse d’Aluminium Dunkerque pour près de 250 millions d’euros. Signe que la “vie continue” pour le groupe.L’entrée en consolidation d’Aluminium Dunkerque entraînera la reprise par Pechiney d’une dette estimée à environ 135 millions d’euros à la fin 2003. Adil EL JOUALI (AFP)

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