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    Economie

    Allotements des tours opérateurs : Hôtellerie: Le point sur le système de fixation des prix

    Par L'Economiste | Edition N°:145 Le 15/09/1994 | Partager

    Les hôtels ont-ils procédé à des réductions de prix des allotements accordées aux tours opérateurs pour résister à la concurrence des autres pays méditerranéens ? Des cas de baisse existent. Mais les tarifs TO de 1994 s'expliquent notamment par le retard dans le réajustement des prix publics sur lesquels ils sont basés.

    Pour le premier semestre 1994. les recettes touristiques ont régressé (le 4 % par rapport à la même période de l'année précédente. Cette baisse est imputée en partie à la réduction des prix des allotements accordés aux tours opérateurs étrangers suite à la libéralisation des tarifs hôteliers, estime le Ministère du Tourisme. Selon des professionnels, le niveau des tarifs n'est pourtant pas un phénomène récent. Il remonte à 1990. au début de la crise du Golfe, une période marquée par des réductions importantes de prix. Mais, actuellement, souligne M. Jamal Bouamrani, Pdg de la chaîne des hôtels El Oumnia et un des leaders de la profession. "les tarifs sont en tarifs sont en train de s'apprécier petit à petit". Et d'ajouter: "il est plus facile de les baisser que de les remonter".

    Prix régionaux

    Les prix des allotements sont fonction des prix publics affichés dans les réceptions et les chambres d'hôtels. Actuellement. la détermination de ces derniers est directement dévolue aux professionnels. Chaque association régionale se réunit et détermine des prix par catégorie d'établissements. Ces prix sont ensuite communiqués à la FNIH (Fédération Nationale de l Industrie Hôtelière) qui, après étude par le conseil d'administration, les transmet au Ministère du Tourisme pour application. Outre les tarifs régionaux. des prix pour haute et basse saisons sont fixés.

    Auparavant, explique M. Bouamrani. la même procédure était suivie. Cependant. les autorités de tutelle détenaient un droit de regard d'autant qu'il y avait une convention Ministère-Fédration sur les prix des allotements. Cette convention prévoyait que les hôteliers ne devaient pas accorder plus de 30 % de réduction a un TO. En revanche, dans certaines zones. particulièrement au Nord. cette baisse pouvait aller jusqu'à 50%. "Logiquement, un hôtel, même classé trois étoiles, pouvait vendre plus cher qu'un Cinq étoiles si son produit était demandé", est-il noté.

    Il fait remarquer en outre que la libéralisation existe depuis environ 10 ans "même si elle était conditionnée".

    Pour 1994, la négociation des allotements avait eu lieu alors que les prix publics étaient encore bas, suite aux baisses des années de crise. Les contrats TO signés en février 1993, avec un an d'avance, l'ont été sur la base des tarifs en vigueur à cette époque. Comme il n'y a pas eu d'augmentation en 1991 et 1992 (le dernier relèvement des prix publics n'ayant eu lieu qu'en novembre 1993 ), il existe une différence entre les prix TO et les prix normalement appliqués. Du retard a donc été accumulé dans le réajustement. Une hausse de 10 à 12% des prix des allotements est prévue pour 1995. Pour autant, des réductions sont souvent consenties. La cause est qu'une nuitée ne se stocke pas. Un hôtelier préfère accorder des dégrèvements plutôt que de laisser un lit vide. Le danger, c'est d'arriver à des "baisses sauvages" sous la pression de la concurrence.

    Négociations

    Dans la pratique, un hôtel négocie librement avec les TO. Les conditions diffèrent du fait de la puissance et de l'envergure. Sur ce point M. Bouamrani remarque sèchement que les TO ne donnent pas de garanties. Ils engagent l'hôtelier tout en se couvrant. En d'autres termes. l'hôtel est tenu d'héberger toute personne envoyée par l'agent de voyages à n'importe quel moment de l'année. Pour illustration. il fait remarquer qu'un TO disposant de 400 places en avion commence par de mander environ trois fois plus de lits. En saison normale (du 2 janvier à une semaine des vacances de Pâques et une semaine après ces vacances au 15 juillet) il tourne entre 20 et 25 % de son allotement. Ce qui correspond à un maximum de 70% de sa capacité de transport. Pendant les périodes de pointe, il affrète des avions supplémentaires pour arriver entre 60 et 70 % de son allotement.

    Cette politique, qui peut entraîner un taux d'occupation moyen faible, ne permet pas aux hôteliers de rentabiliser les investissements. Du coup. ils essaient de prendre d'autres clients. Ce qui provoque par moments des cas de surbooking ou "sur allotement" pour la profession. En ce qui concerne les agences locales. une convention leur permet de bénéficier des mêmes prix que les étrangers. De plus. une agence marocaine représentant un TO obtient automatiquement des prix similaires même pour ses clients individuels. est-il précisé. 

    A.D.N.

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