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Affaire Slimani-Laâfoura
Saisie conservatoire des biens des accusés et de leurs familles

Par L'Economiste | Edition N°:1711 Le 24/02/2004 | Partager

. Le juge d'instruction n'a pas encore entamé l'enquête préliminaire. Des documents couvrant la période 1996-2000, introuvables à la Cour des Comptes L'affaire Slimani-Laâfoura n'en est encore, apparemment, qu'à ses débuts. Le juge d'instruction près la Cour spéciale de justice (CSJ) a entamé la procédure d'enquête préliminaire et de fond. Les 18 personnes mises en cause dans cette affaire sont régulièrement entendues. Le juge ne dispose, en effet, que d'un délai de 6 mois maximum pour instruire ce dossier dont les principaux accusés ne sont autres que deux anciens responsables de la gestion des affaires communales. En attendant, les autorités judiciaires ont décidé la saisie des biens des accusés ainsi que ceux de leurs enfants et de leurs épouses. Une mesure conservatoire en attendant que la justice se prononce. Des biens qui ont été estimés par une source judiciaire à des centaines de millions. Abdelaziz Laâfoura et Abdelmoughit Slimani auraient mis leur «patrimoine» au nom des membres de leurs familles, oubliant que les nouvelles dispositions concernant le patrimoine incluent également les biens au nom des enfants et des épouses, sauf s'il est prouvé que ces biens proviennent d'héritages ou de fonds propres. Le dossier sur lequel la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) a passé plus de huit mois, est accablant. Les enquêteurs de cette brigade ont réussi à réunir de nombreuses preuves matérielles contre les mis en cause. En revanche, selon nos informations, de nombreux documents n'ont pas été retrouvés, notamment auprès de la Cour des Comptes. Ces documents concernent la période allant de 1996 à 2000 et auraient dû être, en principe, archivés et gardés. Les enquêteurs se gardent, pour l'heure, de tirer des conclusions. Selon des sources proches de l'enquête, cette affaire est tentaculaire. Ses ramifications risquent de s'étendre jusqu'à la période de construction de la Mosquée Hassan II. Abdelmoughit Slimani et Abdelaziz Laâfoura auraient trempé dans des dossiers de malversations et de fausses factures concernant la fourniture de matériaux de construction, de marbre et de stuc destinés à la mosquée. Des sociétés fictives «encaissaient» des factures pour le compte des mis en cause. Une autre accusation qui vient s'ajouter au dossier, déjà lourd, de Laâfoura et Slimani. Ces derniers, toujours incarcérés à la prison de Salé, sont isolés l'un de l'autre, tout comme les huit autres personnes détenues dans le cadre de cette affaire. Le juge d'instruction tient certainement à ce qu'ils ne communiquent pas entre eux. Mesure qui préserve le bon déroulement de la confrontation entre les accusés. Les enquêteurs ont établi formellement, quoique à des degrés différents, des responsabilités communes à tous les accusés dans cette affaire. S'il n'y a pas implication directe, il y a complicité. Une complicité qui a valeur de délit dans ce dossier. Abdelmoughit Slimani avait mis en place un «ingénieux» système qui lui permettait de puiser dans les caisses de la commune. Il se servait dans le compte courant de la commune des Roches Noires dont il était président pour alimenter trois comptes privés dont il était le titulaire. Les virements étaient effectués sur la base de fausses factures établies par ses acolytes, notamment l'entrepreneur en charge des chantiers et des travaux, l'architecte en charge de leur supervision et d'autres employés de la commune et de banques qui falsifiaient les documents administratifs et bancaires. C'est alors qu'intervenait Abdelaziz Laâfoura. En sa qualité de gouverneur de la préfecture d'Aïn Sebaâ, il était l'ordonnateur du budget de la commune des Roches Noires, située sur le territoire de cette même préfecture. L'affaire promet de sérieux rebondissements au vu des autres dossiers sur lesquels les enquêteurs travaillent encore. Il s'agit, notamment, de ceux du marché de gros, des abattoirs, de la gare routière Oulad Ziane, de l'asphaltage de certaines chaussées de Casablanca…Jamal Eddine HERRADI

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