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    Adjuvants à béton : Sika Maroc double sa capacité de production

    Par L'Economiste | Edition N°:50 Le 22/10/1992 | Partager


    Sika Maroc procède à une extension d'usine afin de doubler sa capacité de production. La demande marocaine pour les adjuvants à béton est actuellement faible. Mais la société croit en son marché, avec le changement prévisible du cadre normatif.


    SIKA Maroc, anciennement nommée SPTS (Société de Produits et de Travaux Spéciaux) a procédé à une extension de son unité de production. Cette extension vise à doubler la capacité de production qui est actuellement de 2.000 tonnes. La société a acquis de nouveaux locaux. La superficie de l'usine sera multipliée par 2,5 fois. Située à Aïn El Borja, elle sera édifiée sur une superficie de 2.500m2.
    Le matériel, notamment de malaxage et de conditionnement, sera livré de France et d'Espagne dans le courant de l'année prochaine. L'opération d'extension de l'usine ne sera achevée que vers la fin 1993. Le coût de l'investissement est de 6 millions de Dirhams, financés par le crédit à moyen terme à hauteur de 60% et par un investissement étranger de Sika Paris. L'investissement a été réalisé suite à une augmentation de capital de 2,5 millions de Dirhams. ,Cette augmentation de la capacité de production est réalisée en prévision des besoins du marché. «Le marché est très réduit», avance M. Manuel Ferreira, Administrateur Directeur Général de Sika Maroc. D'après les études faites, la quantité utilisée d'adjuvants n'atteint pas le 1% de la consommation de ciment. Alors qu'en Europe, la consommation des adjuvants avoisine les 30% et aux Etats-Unis elle dépasse les 60%. «En clair, au Maroc, le marché n'existe pas. Nous sommes en train de le créer», déclare le responsable. En effet, la consommation au Maroc est faible ou presque inexistante du fait de l'absence de règles professionnelles qui imposent l'utilisation de ce type de produits dans les grandes constructions. Actuellement, l'utilisation de ces produits est un libre choix de l'entrepreneur lui-même. Dans les pays développés, l'utilisation de ces produits est imposée dans le cahier de charges des constructions. Cependant, les normes marocaines concernant les adjuvants sont en cours de préparation. «L'enquête publique vient d'être lancée et l'année prochaine il est probable que les normes soient élaborées en matière de produits», précise M. Ferreira. De plus, «ce qui freine notre activité au Maroc, c'est l'obligation à utiliser une quantité donnée de ciment, alors que les adjuvants permettent d'économiser du ciment», explique le Directeur. Cependant, les responsables de Sika ont confiance dans le marché marocain. «Il y a une certaine prise de conscience de la part des responsables de l'Administration des Travaux Publics», précise M. Ferreira.

    Les adjuvants pour bétons sont des produits chimiques de diverses origines, des résines synthétiques, de bois ou d'autres matières premières. Ces matières sont mélangées au béton pour lui conférer des qualités particulières. Il s'agit soit d'accélérer sa prise pour le faire durcir plus vite ou, au contraire, de diminuer sa prise en période de forte chaleur ou encore de le rendre plus fluide au moment de l'utilisation... Les différentes situations sont obtenues à partir des spécificités de chaque adjuvant.
    Les produits de la société Sika ont été vendus sur le marché marocain à partir de 1956. L'installation de la société a été effectuée en 1976. L'extension de l'usine a concerné également le laboratoire en vue d'assister les clients. «Nous pensons que l'Administration imposera tôt ou tard une résistance en béton et non une quantité de ciment dans le béton. Nous avons alors aménagé le laboratoire de manière à répondre aux tests de résistance», explique le responsable. Afin de répondre aux besoins de l'extension, le recrutement du personnel encadrant a déjà débuté. Le personnel commercial a été également renforcé. «Nous sommes continuellement en train de renforcer notre service marketing, parce que nos agents ne sont pas des agents vendeurs mais presque des agents formateurs. Ils sont appelés à visiter les prescripteurs, en l'occurrence les administrations, les bureaux d'études, les bureaux de contrôle ou les architectes qui ont un niveau de formation supérieur. Ils doivent être alors performants sur le plan technique». La société intervient aussi par le biais de séminaires organisés par des écoles d'ingénieurs, par des administrations ou par des offices. Le personnel de l'unité de production des adjuvants qui est au nombre actuellement de 15 personnes devra probablement être multiplié par deux. Le personnel saisonnier est essentiellement employé dans la deuxième activité de la société. Cette deuxième activité consiste dans la sous-traitance de travaux de chantiers utilisant les adjuvants. Il s'agit, par exemple, de travaux d'anticorrosion des barrages ou d'étanchéité pour le compte de l'ONEP. Au plan commercial, la société signale la contrefaçon. «Notre emballage est imité. Ce qui induit en erreur le grossiste et le détaillant», explique M. Ferreira. «Nos imitateurs produisent à moitié prix en réduisant considérablement les matières actives», ajoute-t-il. SIKA compte préserver ses droits.

    Laïla TRIKI

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