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Economie

Croissance: Les recommandations du HCP

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4813 Le 14/07/2016 | Partager
Une planification stratégique basée sur le partenariat public-privé
L’Etat doit réinvestir les secteurs productifs
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Source: HCP
Les contre-performances des activités non agricoles expliquent le ralentissement de croissance. De son côté, la valeur ajoutée agricole a quasiment stagné depuis 2011. Elle aurait ainsi contribué à la faiblesse de création de richesses supplémentaires

Faible taux de croissance attendu pour 2016 et pas assez pour l’année prochaine: 3,5%. Mais que d’incertitudes pèsent sur cette dernière prévision. Des incertitudes liées aux perspectives de la prochaine campagne agricole, mais aussi à l’évolution de la demande extérieure adressée au Maroc. Incapacité des puissances économiques à sortir de la crise de 2008, crise migratoire, montée du populisme, menace sécuritaire, Brexit, autant de facteurs   qui noircissent les horizons d’une reprise de croissance durable.
Au Maroc, «elle continuerait à varier, au gré des conditions climatiques, dans une fourchette de 1 à 3% et au mieux 4%», estime Ahmed Lahlimi lors de la présentation mardi dernier du budget économique prévisionnel 2017.   
Pour le haut-commissaire au plan, le Maroc présente aujourd’hui un cadre macroéconomique stable, mais l’économie demeure marquée par un ralentissement de la croissance du PIB: 3% par an en moyenne sur la période 2011-2016 contre 4,5% durant la décennie 2000. Et c’était au prix de gros investissements dans les infrastructures de base. Avec un tel niveau de croissance, «le pays est interpellé sur la fragilité de cet équilibre bas». Les réajustements budgétaires et les flux financiers ne peuvent venir à bout de la désaffection des acteurs économiques à investir et à consommer. «Ils ne doivent pas non plus occulter les risques sur la pérennité des équilibres», confie Lahlimi. Car, une simple baisse du taux d’activité modifierait, de façon inquiétante, le taux de chômage. Le même risque existe pour ce qui est du financement extérieur. Si, aujourd’hui, le taux d’endettement public (81%) reste, malgré tout, soutenable, une modification des conditions d’accès aux capitaux étrangers mettrait en péril la capacité du pays à honorer ses engagements et partant à aliéner sa croissance. La voie du salut tient au balisage d’un nouveau modèle économique porté par l’industrie. En particulier des activités aux effets d’entraînement sur la valeur ajoutée et la création d’emplois.
Selon Lahlimi, «cette approche ne doit en aucune manière sous-estimer l’apport des nouveaux métiers du Maroc, notamment en ce qui concerne le développement de l’export». Ces métiers doivent néanmoins s’intégrer dans l’environnement socio-économique. Ceci, via le développement de nouvelles activités industrielles et de services à forte valeur ajoutée. 
Au demeurant, les défis actuels et futurs, en termes de développement économique et social, ne peuvent être relevés que par une promotion active d’un modèle contractuel. Le haut-commissaire au plan préconise une planification stratégique basée sur le partenariat public-privé. Un modèle qui allie les objectifs convenus entre un Etat développeur et un secteur privé soucieux de sécurité. Avec un objectif commun: la croissance axée sur l’industrialisation. Aux yeux de Lahlimi, «l’Etat devrait se décider à investir, outre dans les infrastructures, dans les secteurs productifs dont il s’est pendant longtemps retiré». C’est dans ce cadre que doivent être fédérés les efforts du secteur privé, de l’administration et des institutions élues pour engager un réajustement de l’actuel modèle économique. 

Excédent de liquidité, baisse du financement

La liquidité bancaire s’est améliorée de manière structurelle. L’excédent de liquidité bancaire serait, selon Bank Al-Maghrib, de 7,7 milliards de DH à fin 2016 et de 20,3 milliards de DH en 2017, au lieu d’un déficit de 16,5 milliards de DH en 2015. Les taux d’intérêt sont également à des niveaux plus bas. 
Certes, les banques ont amélioré leur alignement sur les ratios prudentiels édictés par le Comité de Bâle, renfloué leur marge bénéficiaire et se sont dotées de nouvelles capacités de déploiement de leurs activités à l’extérieur.  Cependant, les crédits bancaires passent d’une augmentation moyenne de 16% par an entre 2005 et 2011 à 3%. La demande intérieure décélère, passant de 5,8% à 2,3%. Le rythme d’accroissement du pouvoir d’achat par habitant connaît un net ralentissement passant de 3,4% par an entre 2005 et 2009 à 2,5% entre 2010 et 2014. A l’opposé, leur dette financière a presque doublé sur la décennie 2004-2014: 30,5% contre 16%. 

 

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