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Economie

Un million de cartables: Pas de boycott des libraires

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4813 Le 14/07/2016 | Partager
Mais ils veulent des garanties du ministère de l’Education nationale
Sur le paiement des arriérés et sur un échéancier pour les règlements de 2016-2017
Près de 130 millions de DH restent à recouvrer
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L’initiative Un million de cartables, dont le montant varie entre 340 et 360 millions de DH chaque année, représente 50 à 60% du chiffre d’affaires des libraires (Ph. Jarfi)

La pression redescend du côté des libraires. Après une série de protestations et de manifestations, ils ont fini par récupérer une bonne partie de leur dû auprès du ministère de l’Education nationale. «Pour cette année scolaire 2015-2016, il nous reste 40% à recouvrer dans trois régions: Casablanca-Settat, Marrakech-Safi et Fès-Meknès. Et 30% dans les autres. Concernant l’année 2014-2015, il n’y a plus que quelques rares cas d’impayés», avance Mohamed Barni, coordinateur national des libraires du Maroc. 
Au total, 130 millions de DH sont toujours bloqués. Cela fait pratiquement un an que les opérateurs attendent d’être payés pour les fournitures livrées dans le cadre de l’initiative Un million de cartables. «Nous livrons le ministère entre le 24 août et le 14 septembre. 70% du paiement doit intervenir le 30 octobre, selon une circulaire ministérielle, et les 30% restants le 30 décembre. Ces délais doivent être respectés», insiste Barni. 
Les libraires ne comptent pas boycotter l’opération Un million de cartables, même si à un certain moment la menace a été brandie. «Il s’agit d’une initiative royale dont le but est de lutter contre l’abandon scolaire. Nous ne pouvons pas ne pas y participer, d’autant plus que beaucoup attendent toute l’année cette action pour pouvoir enfin travailler. Mais nous avons besoin de garanties», confie le coordinateur. Autrement dit, les opérateurs exigent que le ministère règle ses arriérés avant la prochaine rentrée. Ils réclament, également, que la tutelle s’engage sur un échéancier précis des paiements pour 2016-2017. Les libraires demandent, en outre, que le règlement soit simplifié, en passant directement par le compte des Académies régionales d’éducation et de  formation (Aref), au lieu de transiter par celui des associations locales de soutien à l’école, présidées par les directeurs des établissements.  
L’opération, dont le montant oscille chaque année entre 340 et 360 millions de DH, représente entre 50 et 60% du chiffre d’affaires des libraires. Difficile donc de s’en passer, d’autant plus qu’il n’y a pas vraiment d’alternative. Quelque 500 à 600 y participent chaque année. En 2015-2016, environ quatre millions d’élèves (primaire et collégial) en ont bénéficié, notamment en milieu rural (plus de 60%).

 

 

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