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Economie

Les professionnels espagnols pour l’accord de pêche

Par Ali ABJIOU | Edition N°:4813 Le 14/07/2016 | Partager
Dépolitiser l’accord, le vœu des opérateurs ibériques
La préservation des pêcheries, une nécessité
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Les bateaux de pêche des flottes du sud risquent, dès l’année prochaine, le chômage technique si le blocage de l’accord avec l’Union européenne persiste (Ph. Adam)

L’accord de pêche devant lier le Maroc à l’Union européenne continue de susciter l’étonnement chez les opérateurs de la pêche espagnols. Lors d’une rencontre des professionnels de la pêche des deux rives dans le cadre de la Commission mixte de pêche maroco-espagnole à Tanger, ces derniers ont été unanimes à demander à éviter toute politisation du dossier. «Nous voulons que l’accord de pêche entre en service et qu’il fonctionne correctement et nous refusons toute autre dimension qui ne relève pas du domaine de la pêche», affirmait, lors de l’ouverture des travaux de cette commission mixte, le secrétaire général de la pêche au ministère de l’Agriculture espagnol, Andres Hermida. Il faisait écho à Aziz Akhannouch, le ministre marocain des Pêches et de l’Agriculture, très critique envers l’annulation de l’accord. Ce dernier a aussi appelé l’Espagne à travailler conjointement avec le Maroc pour aller de l’avant en matière de pêche.
Le responsable espagnol, de son côté, s’est montré optimiste en ce qui concerne l’accord actuel qui arrivera à échéance l’an prochain. «Nous sommes dans une situation médiane, actuellement. Il est prévu que des discussions soient lancées prochainement et nous sommes dans l’expectative de sa rénovation», indique Hermida. 
Lors de cette commission mixte qui regroupe responsables mais surtout les professionnels du secteur des deux rives, il a été aussi question de la préservation des espèces et des pêcheries, un thème qui tient à cœur les opérateurs espagnols. En effet, sur la rive nord de la Méditerranée, la pollution et la surexploitation ont réduit nettement les pêcheries. Et il s’agit pour les opérateurs des deux rives d’unifier leurs efforts pour harmoniser les initiatives en vue de la protection des richesses halieutiques. C’est le cas du thon rouge mais aussi de la daurade rose, poisson de chair très réputée en Espagne sous le nom de «Voraz» (vorace). Les côtes du nord du Maroc sont en effet très riches de bancs de ce poisson dont l’essentiel part à l’export. A rappeler que cette rencontre des professionnels en est à sa deuxième édition. Elle a pour objectif de veiller sur la bonne application des accords de pêche en cours et de servir de forum de débat pour traiter des thématiques liées au secteur. 

80 bateaux espagnols dans les eaux marocaines

Actuellement, ce sont quelque 80 bateaux de pêche espagnols qui sillonnent les eaux marocaines dans le cadre du protocole d’accord signé en 2014 entre le Maroc et l’Union européenne et que l’accord en négociation et annulé en décembre 2015 devait reprendre. Le protocole avait permis aux flottes espagnoles de souffler un peu et de reprendre la mer, alors qu’elles avaient été soumises à un chômage forcé de plusieurs mois. Mais dès l’année prochaine, il arrivera à échéance, ce qui force les opérateurs ibériques à reprendre leur forcing pour relancer l’accord. 

 

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