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Régions

Fès: Plusieurs projets culturels dans le pipe

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4809 Le 05/07/2016 | Partager
Institut des beaux-arts, musée des arts vivants, palais des congrès…
366 millions de DH seront mobilisés pour les concrétiser
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Alors que la population attendait vivement l’inauguration du futur institut des beaux-arts, érigé sur la route de Meknès, sous forme d’une porte monumentale de 11 étages, et dont les gros œuvres sont presque achevés, la ville veut abandonner ce projet pour construire ailleurs un autre édifice qui coûtera 60 millions de DH. Le premier a déjà nécessité 30 millions de DH (Ph. YSA)

Dès son élection à la tête de la région Fès-Meknès, Mohand Laenser avait promis de redéfinir la vocation de sa circonscription. Le doyen des présidents de région veut initier des projets structurants dans différents domaines, dont la culture. Pour aller vite, Laenser a d’abord conclu une convention de partenariat avec les universitaires. «Fès-Meknès est la seule région où nous avons cinq grandes universités, à savoir Sidi Mohammed Ben Abdellah à Fès, Moulay Ismaïl à Meknès, l'Université Euro-méditerranéenne de Fès, Al Akhawayn à Ifrane, et bien sûr Al Quaraouiyine. L’essentiel est de tirer profit de ces universités, toutes liées à notre conseil par des accords de partenariat», dit-il.
Outre les universités, la région s’est associée à d’autres collectivités locales (commune de Fès et assemblée préfectorale), ainsi que des départements ministériels afin de mettre en exergue ses projets culturels, à Fès. Des projets qui coûteront quelque 366 millions de DH et qui seront financés par la région à hauteur de 20% sur 4 ans (2016-2019). «Nos moyens sont certes modestes. Toutefois, je pense que ces moyens nous permettront de jouer un rôle de levier pour attirer davantage d’investissement», estime le président du conseil régional.
Et d’ajouter: «Nous sommes partenaires dans la réalisation d’un palais des congrès, un institut des beaux-arts et un musée». Ce dernier sera dédié à la préservation de la mémoire collective et à la consolidation des institutions culturelles et artistiques locales. D’un investissement de 80 millions de DH, ce musée sera financé en partenariat avec le ministère de l’Intérieur (27 millions de DH), le ministère de l’Habitat et la Politique de la ville (22 millions ), la commune urbaine de Fès (9 millions de DH), l’assemblée préfectorale de Fès (2 millions de DH) et le conseil régional (20 millions). Grâce à ce montage financier, la future structure muséale ambitionne de consolider le paysage culturel de la région à travers la mise en place d’établissements mettant en valeur le riche patrimoine historique et civilisationnel du Maroc, et de préserver la mémoire collective de la région dans ses différentes composantes. S’agissant de l’emplacement du futur musée, c’est Lahcen Acherfi, directeur régional de la culture, qui le révèle. Selon lui, «la wilaya a étudié la possibilité de construire ce musée sur des terrains domaniaux. Finalement, le choix s’est porté sur l’ancien marché de la criée d’Aïn Kadouss». Il s’agit toutefois d’un emplacement pour le moins hasardeux. Logé dans un quartier populaire à proximité du pénitencier d’Aïn Kadouss, le futur musée aurait pu mériter un emplacement de choix: champ de courses ou oued Fès. Car, il s’agit là d’un projet pour lequel on aurait pu investir plus, -à l’instar de l’ensemble culturel de Rabat ville lumière-, pour construire une infrastructure à la hauteur des aspirations de Fès en tant que capitale «académique et spirituelle du Royaume», comme l’a souligné le Souverain dans son dernier discours, prononcé à Al Quaraouiyine.
L’autre projet culturel proposé et appuyé par le conseil régional est celui d’un institut des beaux-arts. D’une enveloppe budgétaire de 60 millions de DH, ce projet a été approuvé en mai dernier par la commune urbaine de Fès. Participent à sa réalisation les ministères de la Culture (20 millions de DH), l’Intérieur (10 millions DH), l’Habitat et la Politique de la ville (10 millions de DH), et les conseils de la région Fès-Meknès (10 millions),  la ville de Fès (8 millions de DH), et la préfecture de Fès (2 millions de DH). Ce projet sera conçu comme un laboratoire de recherche et d’expérimentation, ouvert sur les réalités artistiques contemporaines. Il vise à stimuler l’émergence de talents singuliers, à former des personnalités créatives (artistes, designers, auteurs...) pouvant mener des parcours différents au sein d’un large spectre de disciplines.

Bibliothèque, plage, opéra… des projets enterrés

Mais qu’en est-il de l’Institut des beaux-arts situé sur la route de Meknès (RN n°6) et dont les gros œuvres sont presque achevés? Pour Acherfi, l’édifice sous forme d’une porte monumentale «servira comme centre culturel». Pourtant, quelque 30 millions de DH avaient été consacrés à sa réalisation, sur un terrain (20 ha) offert par le groupe Jamaï à la ville de Fès, du temps de l’ancien maire, Hamid Chabat. Les observateurs s’interrogent aussi sur les projets d’envergure (estimés à 956 millions de DH) du complexe culturel Mohammed VI, la grande bibliothèque de Fès (2 millions d’ouvrages), l’opéra et la plage. Ces projets semblent être enterrés une fois pour toutes. Ceci, peut-être, parce que les anciens dirigeants étaient trop ambitieux ou n’ont pas trouvé appui auprès des décideurs centraux pour concrétiser leur programme et faire de Fès, elle aussi, une «ville lumière».

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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