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Dossier Spécial

Paramédical: Des filières encore trop peu connues

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
Kinésithérapie, diététique et orthophonie
Absentes des projets d’orientation des bacheliers
Malgré un besoin énorme sur le marché du travail

Un métier qui rapporte, sans lourds investissements de départ. Voilà qui devrait attirer les foules. Pourtant, kinésithérapeute, diététicien, orthophoniste… sont des métiers encore très jeunes pour motiver l’intérêt des bacheliers. Question de communication peut-être. Car le pays en a cruellement besoin. Avec des CHU qui fleurissent un peu partout et une population bien informée et de plus en plus demandeuse de ces spécialisations, une belle autoroute s’ouvre aux jeunes étudiants, soucieux d’une orientation réussie et pleine d’avenir. Mais les écoles sont encore rares. La première à s’être installée à Marrakech pour la zone sud et à proposer le 1er master en kinésithérapie est l’Institut des hautes études paramédicales du Sud (IHEPS). Basé à Marrakech depuis 2006, l’établissement s'apprête à ouvrir une antenne à Casablanca pour septembre. De quoi soutenir le besoin grandissant du Royaume. Car considérés hier comme des métiers de luxe, ils apparaissent aujourd’hui comme une nécessité. D’autant que les patients, même s’ils n’y étaient pas allés de leur propre chef, y sont envoyés par leurs médecins traitants. Mais la route est encore longue comme le confirme la présidente fondatrice de l’IHEPS, Nisrine Souny Slitine. «Depuis 10 ans que l’école existe à Marrakech, nous avons dû relever une série de challenges. Les 6 premières années, nous n’avons eu que 4 élèves maximum à former par an sur certaines filières. Il a fallu s’accrocher. Puis quand la 1re promotion s’est installée sur le marché du travail avec des résultats concluants, le bouche à oreille a commencé son œuvre. En parallèle, nous avons mené des campagnes de sensibilisation à ces métiers pour prouver leur utilité, car nous étions face à une ignorance totale de la profession de nutritionniste et d’orthophoniste». En effet, pour les 35 millions d’habitants que nous sommes, le pays compte 100 nutritionnistes en activité, 200 orthophonistes et 3.500 kinésithérapeutes. Une goutte d’eau. Ces 3 spécialités sont les filières phares de l’IHEPS, qui vise à se diversifier avec les années dans des domaines comme l’orthoptie, l’ergothérapie, la psychomotricité ou la neuroscience. Trois années d’études qui mènent au choix à s’installer dans un établissement de santé public ou privé, à ouvrir son propre cabinet ou à poursuivre par un master, un doctorat ou une équivalence à l’étranger. L’établissement étant partenaire d’instituts paramédicaux européens, proposant une formation de 3 ans basée sur le programme français en vue de permettre, à ceux qui le souhaitent, la préparation d’une double diplômation maroco-européenne en kinésithérapie ou en orthophonie. L’objectif premier étant de viser la qualité de la profession. Ainsi, en plus de constituer un vivier de lauréats, l’école œuvre à relever le niveau de compétence des professionnels en activité par la formation continue, des débats et tables rondes, histoire de suivre de près les perpétuels progrès de la médecine. Car, trouver un kiné de pointe au Maroc n’est pas forcément chose facile. «Parmi nos souffrances aujourd’hui, avoue Slitine, il y a le programme étatique qui enseigne des méthodes souvent obsolètes. Il nous faut convaincre le ministère de la nécessité de changer les contenus pour les rendre en phase avec les exigences et avancées internationales». D’où d’ailleurs l’obligation d’aller chercher ses professeurs à l’étranger, puisque les nationaux peuvent être par exemple des anciens infirmiers formés pendant un an à la kinésithérapie. Une formation trop superficielle. Les promotions sorties de ces masters marocains pourront changer la donne.

Côté pratique...

Pour intégrer l’IHEPS, il faut compter en moyenne de 38.000 à 40.000 DH par an une fois le concours d’entrée décroché. Les mieux notés étant aidés par l’école via des bourses allant de 50 à 100% des frais engagés. Même démarche pour les élèves à faible revenu. Si l’institut ne dispose pas de cité universitaire, l’équipe se charge d’aider l’étudiant dans son quotidien et bien sûr pour son logement. Les inscriptions viennent d’ouvrir et continueront jusqu’à fin septembre.

 

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