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Dossier Spécial

Universités privées: La concurrence se durcit

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
Fès, Casablanca, Rabat…sept établissements reconnus par l’Etat
Les différences se jouent sur le fine tuning des offres de formation et de qualité de vie sur le campus
Les moyennes pour accéder à ces établissements déterminantes, les moyens aussi!
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Les universités cherchent à se démarquer aussi par la qualité de vie dans les campus. Celui d’Al Akhawayn par exemple est  érigé sur 75 ha pour 2.000 étudiants... (Ph. YSA)

Surpeuplement fractions extrémistes, batailles rangées… les universités publiques font peur. Elles n’ont en effet pas bonne presse auprès des étudiants mais aussi des parents. Le sentiment que les facultés de l’enseignement supérieur public se sont, au fil des ans, transformées en des fabriques de chômeurs… est toujours d’actualité. Et ce, malgré les multiples projets de réforme. Malgré les quelques cas de réussite aussi.
Face à cette situation, l’émergence d’universités et d’écoles supérieures privées était inévitable. Symboles de la privatisation de l’enseignement supérieur, celles-ci font le plein. Elles assurent, brillamment, le dernier tremplin vers le marché du travail. En témoignent les taux d’intégration de leurs lauréats dans le marché de l’emploi. Certaines frôlent les 90%, comme c’est le cas pour Al Akhawayn. «Malgré la création de sept universités privées de niveau international durant les cinq dernières années, l’université d’Ifrane, grâce à sa renommée, reste très prisée. Nous avons reçu cette année 1.450 demandes d’inscription pour une disponibilité de 320 places», indique Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib et chancelier d’Al Akhawayn. Comme pour l’université d’Ifrane qui vient tout juste de célébrer sa 19e promotion, les universités privées, à Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, et Fès, sont très sollicitées. Les établissements se livrent une concurrence acharnée et cherchent à se démarquer avec des offres de formation de plus en plus pertinentes: double diplômation, qualité des formations et la qualité de vie dans le campus. Disposant de moyens financiers considérables et bénéficiant de ressources humaines de haut niveau, ces institutions ont pu gagner une place imposante dans le secteur de l’enseignement supérieur. Ces universités privées (UP) ont ainsi le mérite d’offrir des formations ciblées préparant au mieux à la réalité du marché du travail et de ses exigences.
En effet, à ce jour, sept établissements ont eu l’autorisation d’être dénommés «université privée» (UP). Y figure l’UIR (Université Internationale de Rabat), qui a été le fruit d’un engagement entre l’Etat marocain et les investisseurs privés. Ici, la formation proposée s’appuie sur des filières très pointues telles l’architecture, le business, l’aéronautique, les études spatiales, les sciences politiques, le développement durable... Pour les réussir, l’UIR s’ouvre sur l’international à travers des partenariats avec de grandes écoles étrangères. Et ses étudiants sont parmi les plus brillants. En fait, les moyennes obtenues par les étudiants sont déterminantes pour y accéder, mais un autre facteur l’est sans doute encore plus, le financement des études: entre 72.000 et 80.000 DH de frais de scolarité par an. A noter que 20% des étudiants bénéficient de bourses.
Mais, c’est à Casablanca que la première UP a vu le jour. Le campus de l’Université Mundiapolis a été reconnu par l’Etat en 2012 en tant qu’université privée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Implantée au cœur du hub industriel et technologique de la métropole, où sont installés beaucoup d’entreprises pionnières en recherche et développement, cette université a été créée en 2009. Elle est le résultat de la fusion entre trois écoles: Polyfinance, spécialisée en Ingénierie financière; l’Institut du management et du droit de l’entreprise; et l’Ecole marocaine d’informatique, automatique et électronique (EMIAE). Côté formation, Mundiapolis propose des cursus en management et en ingénierie. Pour les parfaire, elle s’est associée avec de grandes écoles européennes comme Sciences Po Bordeaux, INSA de Lyon, SKEMA…
Ses étudiants ont le choix de loger dans les résidences universitaires situées dans le campus de l’université. Notons que les frais de scolarité s’élèvent entre 50.000 et 61.000 DH par an. Il va falloir dépenser un peu plus (entre 52.000 et 67.000 DH/an) pour accéder à l’Université internationale de Casablanca (UIC). Reconnue, elle aussi, par l’Etat, cette UP est créée il y a 6 ans (2010). Elle fait partie du premier réseau mondial d’universités privées, «Laureate International Universities». Pour ce qui est des formations, elle propose des filières de commerce, gestion, ingénierie ou encore sciences de la santé. L’UIC dispose de 4 facultés délivrant plus de 25 diplômes reconnus au niveau national et international.
Marrakech et Agadir sont dotées également de leurs universités privées. La première, l’UPM, date de 2006. Autorisée par l’Etat, celle-ci dispose de formations dans le tourisme, hôtellerie, management, gouvernance, ingénierie, sciences de la santé et audiovisuel. Pour sa part, l’Universiapolis d’Agadir abritant 4 écoles a reçu son titre d’UP en 2012. Celle-ci opérait depuis sa création en 1989 sous le nom de l’Institut supérieur d’informatique appliquée et de management (ISIAM). Elle était à ce titre la première école supérieure de gestion au Maroc et en Afrique, financée par le gouvernement canadien.
A Fès, l’Université privée (UPF) a vu le jour en 2006 sous le nom «Ecole polytechnique de nouvelles technologies - Technologia». D’un investissement de plus de 80 millions de DH, celle-ci devient l’UPF en 2013. Elle regroupe un institut et deux écoles de sciences de l’ingénieur, droit notarial et des affaires, commerce, tourisme, management et architecture d’intérieur. Enfin, la toute dernière UP de la capitale spirituelle d’un niveau international est l’Université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF). D’un investissement d’un milliard de DH, celle-ci émane d’une initiative royale. Elle est opérationnelle depuis septembre 2015.

HEM crée son UP à Tanger

Le groupe HEM veut lancer des universités privées qui soient adaptées au tissu économique régional. Pour commencer, HEM prévoit l’ouverture de sa première UP en septembre prochain à Tanger. Ce futur campus universitaire, en cours de construction, sera baptisé «Med Université – Université des métiers». L’établissement ambitionne d’être une «université de métiers en phase avec le développement économique à Tanger», a déclaré Yasmine Benamour, administrative directrice générale du groupe.

Conditions obligatoires

Pour avoir la qualité d’UP, l’établissement doit satisfaire obligatoirement un ensemble de conditions. La première que doit remplir l’université est le nombre des étudiants. Ces derniers doivent être une centaine au minimum à la première année, tandis qu’à la troisième année d’exercice, l’université doit atteindre le nombre de 3.000. Elle doit disposer  également d’un nombre d’établissements et de facultés répartis en fonction des formations qu’elle délivre. Les facultés doivent avoir à leur tête un professeur disposant d’un doctorat (où équivalent) et ayant une expérience de 5 ans dans le secteur de l’enseignement. Le ministère de l’enseignement supérieur effectue régulièrement des contrôles tout en se gardant le droit de retirer l’autorisation du label UP au cas où l’établissement ne respecte pas ses engagements.

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