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    Dossier Spécial

    Marché de l’emploi
    Le gouffre entre l’offre et la demande, encore plus grand

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
    200.000 nouveaux demandeurs par an, face à une offre de 30.000 postes seulement
    Détérioration de l'emploi dans l'agriculture et certaines filières industrielles
    La baisse du taux de natalité soulagera la pression sur le marché de l'emploi dès 2020
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    Pour Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi, garantir l’emploi à une personne constitue pour elle le point d’entrée à tous les autres droits socioéconomiques (Ph. L’Economiste)

    Les travaux des assises de l’emploi de la région de Rabat-Salé-Kénitra étaient une occasion pour Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi, de revenir sur les limites qui handicapent le marché de l’emploi national en rappelant certains indicateurs. Le premier concerne le décalage énorme entre l’offre et la demande. Ainsi, on enregistre près de 200.000 nouveaux demandeurs d’emploi par an face à une offre brut ne dépassant pas 120.000 postes, signale le ministre. En prenant en considération la destruction des emplois, on se retrouve avec une offre nette qui ne dépasse pas les 30.000 emplois! Cela s’explique, selon le ministre, par l’activité du secteur agricole marquée par des pertes d’emplois. Une situation constatée également dans le secteur industriel avec les opérations de mise à niveau de certaines filières. Toujours dans le même registre, le ministre rappelle que l’âge de la moitié des personnes en situation de chômage est situé entre 15 et 24 ans. Il soulève également un autre point inquiétant concernant la baisse du niveau de l’activité et l’emploi chez les femmes dont le taux ne dépasse pas 28%. Cela ne reflète pas les engagements affichés par le Maroc en matière de promotion du statut de la femme. Une telle situation se traduit par une perte estimée à 10% du PIB.
    Dans ce tableau sombre, le ministre tient cependant à avancer des perspectives optimistes au-delà de 2020 suite aux effets positifs de la transition démographique. «Avec la baisse du taux de natalité, on va enregistre une baisse de la pression sur le marché de l’emploi à partir de 2020», explique le ministre. Ce dernier rappelle également les effets d’entraînement  des projets structurants d’infrastructure lancés par le Maroc sur le marché de l’économie du pays. Selon les prévisions du ministre, «le Maroc sera obligé de faire appel à la main-d’œuvre étrangère à partir de 2020». Des étrangers issus de certains pays africains sont déjà présents sur le marché du travail national, ajoute-t-il. Mais cela ne devrait pas empêcher de poursuivre les efforts dans l’amélioration de notre système  de formation. Sur ce volet, le ministre rappelle l’adoption de la stratégie nationale dédiée à la formation professionnelle dont la réalisation va nécessiter la mobilisation d’un budget colossal estimé à 65 milliards de DH pour assurer la formation à 10 millions de jeunes à l’horizon 2020. On doit également s’attaquer au problème de la précarité du marché de l’emploi. A ce titre, le ministre souligne que deux tiers des personnes actives ne bénéficient pas de couverture sanitaire et sociale.

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