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    Economie

    Emploi, croissance
    Pourquoi les moteurs sont éteints

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4803 Le 27/06/2016 | Partager
    Les PME sont asphyxiées sous l’effet du rallongement des délais
    Mais la conjoncture reste favorable
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    Entre 2012 et 2016, tous les indicateurs clés de l’économie sont au rouge. Le taux de chômage a augmenté de 1,5 point, passant de 8,5 à 10%. La croissance de la valeur ajoutée non agricole a connu la même trajectoire

    A quatre mois des législatives (fixées pour le 7 octobre 2016), les partis de l’opposition répètent à l’envi que la situation économique s’est dégradée sous le gouvernement Benkirane. Le rapport du HCP sur la situation de l’emploi et le chômage, le rapport de la Cour des comptes sur l’endettement et les arriérés du Trésor, auxquels s’ajoute le rapport de Bank Al-Maghrib sur le taux de croissance, les finances publiques et les investissements, confirment ce marasme économique.
    Pour sa troisième édition des «jeudis de l’UC», l’Union constitutionnelle (UC), présidé par Mohamed Sajid, secrétaire général, a alerté les opérateurs sur la situation d’«urgence économique» qui  touche le pays. L’UC s’interroge sur les principales raisons de la dégringolade de la croissance. «De 7,5% à 1,5%, mais où est donc passée la croissance?», malgré un environnement international favorable, caractérisé par la baisse des taux d’intérêt et par le recul du prix du baril du pétrole. Invité en tant qu’analyste économique, président de Mutandis et ancien ministre du Tourisme (et membre du bureau exécutif de l’Istiqlal.  Adil Douiri est intervenu pour expliquer la baisse du taux de croissance et la problématique de l’emploi. Le vice-président de la CGEM, Hakim Marrakchi a mis l’accent sur les difficultés que rencontrent les PME marocaines. Cet événement a connu la présence des membres du parti de l’Istiqlal, notamment Yasmina Baddou.  Les trois intervenants ont lié cette inefficacité à la mauvaise gouvernance et l’incompétence du gouvernement. «Il faut changer la façon de gouverner et améliorer la coordination gouvernementale», déclare Douiri.  

    • Croissance: Pourquoi ça cale!
    Le rythme de la croissance s’affaiblit. Paradoxalement, malgré les grands chantiers lancés depuis 2000, dans l’infrastructure (autoroutes, ports, logements), lancement des stratégies sectorielles ( plan Emergence, plan Maroc Vert, plan énergétique), une conjoncture  économique internationale favorable qui se caractérise par la baisse des prix des matières premières et du prix du baril, le taux de croissance baisse d’une année à une autre. Il passe d’une moyenne de 5% entre 2000 et 2010 à une moyenne de 3% pour la période 2011 à 2015. «La vitesse de croissance économique, c’est la vitesse de décision des programmes et des plans économiques», explique Douiri.  Le taux de croissance continue sa tendance baissière. Selon les dernières statistiques du HCP, la croissance économique nationale aurait sensiblement ralenti au premier trimestre 2016, s’établissant à +1,7%, en rythme annuel, au lieu de +5,2% un trimestre auparavant. Ce chiffre est le plus bas depuis 2000. «Si mauvaise que soit l’économie marocaine durant ce premier semestre 2016, la vérité est que le reste de l’année promet d’être bien pire», affirme Mohamed Sajid.

    • Emploi: La machine en panne
    Entre 2002 et 2007, dans le gouvernent de Driss Jettou,  le taux de chômage s’est stabilité à 9,5%, en créant environ 950.000 emplois, soit l’équivalent de 190.000 emplois chaque année. Par ailleurs, sous l’ère Abbas El Fassi, le taux de chômage a reculé de 1 point. Au cours de cette période, l’économie nationale a absorbé 540.000 employés, soit l’équivalent de 135.000 annuellement.
    Cette forte baisse s’explique essentiellement par la crise économique internationale de 2009. En revanche, depuis 2011, avec l’actuel gouvernement, le taux de chômage ne cesse d’augmenter avec une forte chute des emplois créés. Selon les derniers chiffres du HCP, le taux de chômage a enregistré une hausse de 0,1 point, passant de 9,9% à 10% entre le premier trimestre de l’année 2015 et celui de 2016. En 2008, il était de 8,5%. L'actuel gouvernement a détruit 140.000 postes depuis son arrivé au pouvoir. «Lorsque les équipes gouvernementales ne sont pas capables de prendre les bonnes décisions, cela génère du chômage», exprime Douiri.

    • Entreprise: 6.000 PME  en difficulté
    «L’entreprise marocaine va mal. Elle est durement impactée par la baisse de croissance», indique Hakim Marrakchi. En 2015, 6.000 entreprises étaient en grande difficulté (défaillances). La baisse de la croissance signifie qu’il y a une baisse de la demande, ce qui engendre des pressions sociales au sein de l’entreprise.  Cette diminution de la croissance s’explique par une chute de l’emploi. «Nous ressentons fortement cette baisse d’activité qui a des causes multiples, essentiellement une baisse des crédits suite au rallongement des délais de paiement», ajoute Marrakchi. Les entreprises sont asphyxiées par cette baisse d’activité. Tous ces éléments contribuent à cette dégringolade de l’économie marocaine. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place des mesures plus fortes pour relancer la production et le redressement de la compétitivité. Il faut que l’entreprise marocaine soit en mesure de faire face à la concurrence, en baissant les impôts sur la production, en les transformant en impôt sur la consommation.

     

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