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    Les marchés confiants à deux jours du Brexit

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4799 Le 21/06/2016 | Partager
    Les Bourses et le pétrole décollent avec les spéculations
    Renégociation de certains traités comme alternative

    A deux jours d’un vote historique sur la place du Royaume-Uni dans l’Union européenne, la campagne pour le référendum est entrée dans sa dernière ligne droite lundi 20 juin. Les marchés financiers parient sur un «maintien» après le meurtre de la députée pro-UE Jo Cox, tuée dans sa circonscription de Birstall, dans le nord de l’Angleterre. Jusqu’à hier, les derniers sondages suggéreraient un glissement en faveur d’un maintien dans l’UE.
    Lundi dans la matinée, la livre sterling et les indices boursiers montaient nettement. La Bourse de Londres a gagné 3% en séance. Les places européennes ont démarré aussi la semaine sur les chapeaux de roue. Paris grimpait de 3,25%, Francfort de 3,39% et Madrid de 3,34%. En Asie, la Bourse de Hong Kong a fini en hausse de 1,69% tandis que l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a bondi de 2,34% en clôture. De son côté, le yen reculait, signe que les investisseurs se détournaient des valeurs refuges. Ce regain d’appétit pour le risque profitait également aux dettes souveraines des pays du sud de l’Europe, au profil jugé plus risqué donc plus rémunérateur.
    En fin de matinée, les prix du pétrole montaient, profitant d’un regain d’optimisme des investisseurs. Le baril de Brent valait 50,11 dollars et le WTI 48,86 dollars. Les cours sont particulièrement sensibles ces dernières semaines aux fluctuations du moral des investisseurs sur les marchés mondiaux. En attendant, la baisse du billet vert rend moins onéreux et donc plus attractifs les achats de brut, libellés dans la devise américaine.
    Un retrait du Royaume-Uni de l’UE plongerait les deux parties dans une situation inédite. L’alternative pourrait passer par une renégociation de certains traités. Mais dans quel cadre juridique? Une procédure de retrait de l’UE a bien été prévue dans les traités. Il s’agit de la «clause de retrait» (article 50), introduite par le traité de Lisbonne (2009). Elle définit les modalités d’un retrait volontaire et unilatéral, qui est un droit ne nécessitant aucune justification. Une fois la décision prise, Londres devrait négocier un «accord de retrait», conclu au nom de l’Union par le Conseil de l’UE (qui réunit les 28 Etats membres), à une majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen. Les traités européens cesseraient de lui être applicables à partir de la date d’entrée en vigueur de cet «accord de retrait». Ou bien deux ans après la notification du retrait si aucun accord n’a pu être conclu dans l’intervalle. L’UE et Londres pourraient toutefois décider de proroger ce délai d’un commun accord. Londres devrait aussi modifier sa législation nationale pour y remplacer la multitude de textes découlant de sa participation à l’UE, comme dans le domaine des services financiers.
    L’hypothèse la plus simple serait que le Royaume-Uni rejoigne l’Islande ou la Norvège comme membre de l’Espace économique européen (EEE). Ce qui lui donnerait un accès au marché intérieur. Mais Londres devrait alors respecter les règles contraignantes de ce marché, sans participer à leur élaboration et verser une forte contribution financière. La City devrait négocier ce que deviendrait le statut de ses quelque deux millions de ressortissants vivant ou travaillant dans l’UE. Leurs droits à la retraite ou encore leur accès à des services de santé dans les 27 autres pays de l’Union seraient en effet remis en cause.

    Le Brexit et nous

    Le Royaume-Uni détient une place importante dans le commerce extérieur marocain. La question qui se poserait en cas de Brexit se rapporterait au cadre qui régirait les relations maroco-britanniques. Les exportations britanniques à destination du Maroc ont atteint quelque 7,2 milliards de DH, là où, dans le sens inverse, la barre des 5 milliards est à peine franchie. Le Royaume exporte vers ce pays essentiellement des produits finis de consommation. Ils constituent plus de 50% des expéditions. Il ne reçoit pas plus de 1% des investissements britanniques dans le monde (cf. notre édition du 31/07/2015).
    L’offre british se concentre surtout dans le conseil juridique et les services financiers. Plusieurs cabinets d’avocats d’affaires parmi les majors (Allen&Overy, Northon Rose, Clifford Chance et Bird&Bird) sont implantés au Maroc. Sur le secteur financier, un partenariat existe déjà entre Casablanca Finance City Authority (FCF) et TheCityUK, l’organisme chargé de la promotion des services financiers de la place londonienne. L’offre britannique est aussi présente dans d’autres secteurs tels les énergies fossiles (Vivo Energy Maroc) et renouvelables, les médicaments (GlaxoSmithKline), l’agroalimentaire ou encore le textile…

     

     

     

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