×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Municipales en Italie

Par Xavier DERRAC | Edition N°:4799 Le 21/06/2016 | Partager
Le parti populiste 5 étoiles décroche les grandes villes
Prochain objectif: La direction du gouvernement

Le deuxième tour des élections municipales partielles (9 millions d’électeurs concernés) a eu lieu en Italie ce dimanche. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’essai du premier tour a été transformé par le mouvement «5 étoiles» conduit par Beppe Grillo, un humoriste arrivé il y a peu dans le monde politique.
Non seulement la candidate Virginia Raggi, jusque-la quasiment inconnue l’emporte à Rome, mais le résultat est sans appel: 67% des suffrages exprimés, c’est un triomphe. Il faut toutefois souligner que l’abstention était forte, proche des 50%. La jeune avocate  de 37 ans devient ainsi la première femme maire de Rome.  Le M5S l’emporte également à Turin où une autre jeune femme Chiara Appendino, économiste de 31 ans, a écarté, contre toute attente, le maire sortant. Le Parti démocrate reste aux commandes à Milan, la capitale financière, ainsi qu’à Bologne, où il a battu ses adversaires traditionnels de centre-droit. Le M5S exploite avec beaucoup de réussite des thématiques populistes, anti corruption, anti-élites. Le parti veut en finir avec la classe politique traditionnelle. La tâche lui a été facilitée à Rome où l’ancien maire de centre-gauche a été poussé avec fracas à la démission fin 2015 après une affaire de fausses notes de frais.
La ville est depuis longtemps dans un état critique. Les transports en commun par exemple sont particulièrement délabrés et rarement à l’heure, le tout sur fond de corruption massive. La colère des habitants est palpable. La capitale italienne est également criblée de dettes. Après les promesses, Raggi va donc devoir passer à l’action et le défi s’annonce de taille. Y compris pour le M5S, un mouvement créé en 2009 qui joue aussi à Rome sa crédibilité alors qu’il ambitionne de gouverner un jour tout le pays. Le patron du M5S Beppe Grillo l’a clairement dit: «Rome est un tremplin pour le gouvernement du pays. Si nous échouons, nous sommes foutus». Le premier ministre Matteo Renzi sort forcément fragilisé de ce scrutin, mais il a écarté toute possibilité de démission.
L’échéance principale pour lui est maintenant le référendum prévu en octobre portant sur son projet de réforme constitutionnelle qui vise à réduire les pouvoirs du Sénat afin de limiter les blocages politiques en Italie. Si ce referendum est rejeté, Renzi a  prévenu qu’il démissionnerait sur le champ.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc