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    Enfin Salé s’attaque à la dépollution de son littoral

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4793 Le 13/06/2016 | Partager
    Un appel d’offres lancé par Redal pour la construction d’une station de prétraitement
    L’investissement total dépasse les 800 millions de DH HT

    La dépollution du littoral de Rabat-Salé a trop traîné. En principe, ce projet devait être achevé avant 2010. Il a fallu attendre 2013 pour la mise en service de la station de prétraitement côté Rabat. Mais cela reste insuffisant pour assurer un traitement complet du fait que les eaux usées de la ville de Salé continuent à être évacuées dans la mer sans traitement. Une situation due au retard pris pour la construction d’une 2e station du côté de Salé. La direction de Redal, chargée de ce secteur, explique que les raisons de cet ajournement sont liées à un problème de foncier, le terrain devant abriter la station étant compliqué à libérer. Ce problème de foncier semble réglé, selon un élu de la ville de Salé. Ce qui a permis à Redal de lancer tout récemment un appel d’offres international pour la construction de la station prétraitement des eaux usées de la ville de Salé et de son émissaire marin. Ces deux composantes constituent alors le dernier maillon du système de dépollution de oued Bouregerg et du littoral de la wilaya de Rabat, est-il rappelé. La réalisation des travaux côté Salé va nécessiter la mobilisation d’un investissement total de près 800 millions de DH HT, estime un responsable de Redal. Le projet est composé de trois éléments. La première partie porte sur la mise en place d’un système d’intercepteurs constitué de 8 stations de pompage et 14 km d’intercepteurs. Ce qui va permettre la collecte de tous les rejets d’eaux usées et leur transfert vers la station de prétraitement. Une partie de ces travaux a été déjà achevée, rappelle le responsable de Redal. Le deuxième élément du projet concerne la construction d’une station de prétraitement avec une autre de pompage. Et la dernière phase du dispositif prévoit la pose d’un émissaire en mer. Composé de deux tronçons, cet émissaire sera construit en tunnel par fonçage sur le premier km à partir d’un puits de mise en charge. Au-delà, une conduite en polyéthylène sera ensouillé à même le fond marin, est-il indiqué. Selon le responsable de Redal, tous les efforts seront déployés pour entamer les travaux début 2017 afin que le système de dépollution soit opérationnel avant l’été 2019. La réalisation de ce système de dépollution aura un impact positif sur la région en contribuant à la préservation de l’environnement et l’amélioration du cadre de la vie des populations ainsi que la qualité des eaux de baignade. Ce qui va certainement encourager l’arrivée de nouveaux investisseurs pour la réalisation notamment des projets touristiques que ce soit au niveau de la vallée du Bouregreg ou sur la façade maritime située entre Salé et Bouknadel.

    Accompagnement

    En attendant l’achèvement de ce système de dépollution, Redal accompagne la mise à niveau urbaine dans le cadre du programme «Rabat ville lumière, capitale culturelle». Ainsi, les services de Redal assurent les travaux réclamés par la wilaya portant notamment sur le déplacement des réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement ainsi que leur renforcement. A ce jour, le coût des travaux de déplacement des réseaux identifiés depuis le lancement des projets en 2015, au niveau de la ville de Rabat, est estimé à environ 75 millions de DH, selon la direction de Redal. Ces travaux correspondent à un linéaire de 46 km de déviations, tous réseaux confondus (26 km eau potable, 18 km électricité et 2 km assainissement). A fin avril dernier, ces travaux ont nécessité un budget dépassant les 44 millions de DH.

     

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