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France: Les syndicats menacent l’Euro

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4785 Le 01/06/2016 | Partager
Métros, trains et avions ciblés par le débrayage
Le bras de fer entre la CGT et Valls se poursuit

A moins de deux semaines de l’ouverture du  championnat d’Europe de football (l’Euro), les mouvements de grève prévus continuent de se propager au risque d’empêcher le bon déroulement de l’événement. La Société nationale des chemins de fer français (SNCF), prévoit une baisse du trafic  ferroviaire.
Pour les TGV, 60% seront opérationnels ainsi que les deux tiers des trains régionaux. Au niveau international, la diminution du trafic sera aussi ressentie. Ces mouvements de manifestations sont principalement dus aux périlleuses négociations sur l’organisation du temps de travail qui ont eu lieu mardi 31 mai. Les trois principaux syndicats CGT, UNSA et SUD-Rail ont mis la pression pour obtenir une modification du texte.
D’autres perturbations sont prévues pour les prochains jours dans le secteur du transport.
La CGT appelle les salariés de la Régie autonome des transport parisiens (RATP) à faire grève jeudi 2 juin. Leur but serait une réouverture du dialogue social et aussi pour le retrait du projet loi travail. Du côté des syndicats de la direction générale de l’aviation civile (DGAC), une autre grève est programmé pour les 3, 4 et 5 juin, avec pour revendications un arrêt de baisse d’effectifs ainsi que la réévaluation de leur cadre social. Les pilotes du syndicat d’Air France (SNPL) prévoient une grève de six jours afin de lutter contre la baisse de leurs salaires.
La ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui est de moins en moins visible et laisse place à Valls sur le devant de la scène dans cette confrontation, a affirmé attendre des propositions de la CGT relative à la loi qui modifie le code du travail. Néanmoins, elle atteste que le gouvernement ne compte pas renoncer à son projet. «Nous n’avons eu de cesse de discuter, dialoguer. Maintenant, si c’est le démantèlement du texte et notamment de l’article 2, nous n’arriverons pas à trouver un compromis», explique-t-elle. Manuel Valls, Premier ministre français, maintient que le projet «ne sera pas retiré».
Par ailleurs, la tension est forte entre ce dernier et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Le leader de CGT est en première ligne contre la loi travail alors que le Premier ministre est en avant pour défendre ce projet de loi qu’il juge indispensable pour réformer le pays. Le bras de fer entre les deux hommes dure maintenant depuis deux mois. La semaine dernière, Martinez a estimé que Manuel Valls «joue un jeu dangereux» en essayant d’opposer la CGT aux citoyens, de son côté Valls accuse la CGT de prendre en «otage» les français.
Les deux protagonistes se sont parlé au téléphone. Une initiative du Premier ministre qui a appelé le leader de la CGT samedi dernier. «J’ai eu pour la première fois depuis deux mois un appel téléphonique du Premier ministre hier matin», a déclaré le secrétaire général de la CGT dimanche. Il y voit un «bon signe» et souhaiterait que l’article 2 qui fait passer les accords d’entreprises avant les accords de branches soit «retiré» et rediscuté. Ce qu’il reproche à Valls, c’est un refus de discussion sur quatre problématiques fondamentales pour la CGT, à savoir: l’inversion de la hiérarchie des normes, les licenciements économiques, le référendum en entreprises et la médecine du travail.
Les partis de gauche ainsi qu’une partie des syndicats des salariés s’opposent depuis trois mois au projet de loi travail. Au moment où ce texte suscite des agitations importantes de toute part, le débat est gelé à l’Assemblée nationale. Tous attendent le passage du projet de loi au Sénat.

L’enjeu du leadership syndical entre CGT et CFDT

Derrière le bras de fer Martinez-Valls, un autre est présent dans tous les esprits, celui qui oppose Philippe Martinez et Laurent Berger, le leader de la CFDT, un syndicat «réformiste» qui soutient fermement la loi travail. Lundi, un débat avait eu lieu entre les deux hommes. Au final, aucune entente n’est ressortie de ce débat. La position des deux grandes centrales syndicales paraît aujourd’hui irréconciliable, la première étant opposée par principe aux orientations économiques de la loi travail, la seconde, elle, défend bec et ongles le projet de loi actuel.
En termes de représentativité nationale, les deux syndicats sont pratiquement au coude-à-coude. Certes, la CGT est le premier syndicat avec 30,63% d’audience, mais elle est talonnée par une CFDT à 29,71%. Les prochaines mesures de représentativité sont prévues en mars 2017. A cette occasion, la CFDT pourrait dépasser la CGT. Philippe Martinez l’a publiquement reconnu récemment.

 

 

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