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    Economie

    Mécanisation agricole
    Les importateurs veulent accélérer la cadence

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4762 Le 29/04/2016 | Partager
    Objectif: Améliorer l’efficience de la subvention
    Les professionnels souhaitent retarder la taxation du matériel agricole
    Signature d’une convention avec le gouvernement
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    Chakib Belkhadir: «La profession souhaite le maintien de l’exonération de TVA sur le matériel agricole jusqu’à l’échéance du plan Maroc Vert» (Ph. L’Economiste)

    La mécanisation de l’agriculture s’accélère mais ce n’est pas encore la vitesse de croisière. D’où la demande des importateurs du matériel agricole de retarder l’application de la TVA du moins sur les tracteurs. Car, «il serait illogique d’accorder des subventions et de taxer en même temps le machinisme concerné», estime Chakib Belkhadir,  président de l’Association marocaine des importateurs de matériel agricole (AMIMA). Entretien.     
    - L’Economiste: Comment se porte le marché du matériel agricole?
    - Chakib Belkhadir:
    L’évaluation exacte sera faite à l’issue du Siam. L’année dernière a été  correcte par rapport à 2014. Environ 3.000 tracteurs ont été vendus. Cette année, nous attendons les résultats du Siam et nous espérons qu’il pleuvra en septembre-octobre pour pouvoir retrouver des niveaux corrects.
     
    - Quelles sont vos attentes en matière de fiscalité agricole?
    - Le gouvernement a décidé de taxer l’agriculture selon un échéancier déterminé. Mais ce qui est important à savoir, c’est que si le gouvernement accorde des subventions, il ne devrait pas taxer les intrants concernés. Sinon, cela reviendrait à reprendre d’une main ce que l’on donne de l’autre. Nous estimons qu’il faudrait attendre que l’agriculture nationale atteigne sa vitesse de croisière en matière de développement.
     - Qu’est-ce que vous proposez concrètement?
    - Globalement, l’imposition touche les exploitations générant un chiffre d’affaires de 35 millions de DH et plus. Mais il faut comprendre que le matériel agricole s’adresse dans l’écrasante majorité des cas aux agriculteurs qui ont des petites exploitations. Par conséquent, le fait de les taxer serait pénalisant pour eux. Nous comprenons que l’agriculture doit être imposée et nous souhaitons que ce soit le plus tard possible.
     
    - Proposez-vous un moratoire?
    - Plus qu’un moratoire. Aujourd’hui, il n’y a pas de TVA sur la plupart du matériel agricole. Nous souhaitons que cela continue et que le gouvernement tienne compte de cette doléance.

    Les réglages à déployer

    Depuis 2008, le gouvernement a amélioré le système de subvention ciblant le matériel agricole. «Ce dispositif s’est traduit par de bons résultats puisque nous sommes en train de mécaniser sérieusement l’agriculture nationale», constate le président de l’AMIMA. Auparavant, le marché des tracteurs, qui représente l’essentiel du matériel agricole, était réparti entre 1.000 engins neufs toutes marques confondues et 4.000 d’occasion. Aujourd’hui, le marché du neuf est passé à 4.000 unités et celui de l’occasion est à moins de 500. Pour que ces subventions soient accordées à bon escient, la profession a mis au point avec le ministère de l’Agriculture un référentiel pour affecter ces aides en fonction de certains critères. Ce référentiel est régulièrement mis à jour et permet d’adapter la subvention aux besoins des bénéficiaires. Mais il faut que les centres techniques du ministère et leurs personnels techniques puissent accompagner le processus. La convention a  pour but de leur assurer une formation adéquate leur permettant de déterminer les différents types de matériel et de les évaluer en rapport avec les subventions demandées.

    Propos recueillis par Hassan EL ARIF

     

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