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    Economie

    Mécanisation agricole
    Pourquoi ça n’accroche pas!

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4762 Le 29/04/2016 | Partager
    Le niveau de la subvention jugé insuffisant
    20.000 tracteurs de plus sur 20 ans

    Les importateurs de matériel agricole doivent se frotter les mains. A l’origine de ce vent d’optimisme, la tenue du Salon international de l’agriculture (Siam) du 26 avril au 1er mai. L’événement donne toujours un sérieux coup de fouet aux ventes de matériel agricole, qui restent dominées par les tracteurs. Selon des professionnels, le Siam permet aux importateurs de réaliser plus de la moitié du chiffre d’affaires qui s’élève à 2,5 milliards de DH. C’est d’ailleurs ce qui explique l’organisation, en marge du salon, d’une rencontre pour signer une convention avec le ministère de l’Agriculture pour la formation des conseillers chargés de l’accompagnement des agriculteurs bénéficiaires des subventions. L’occasion également de discuter des enjeux de la mécanisation agricole et des financements mis en place. «Entre 2005 et 2015, le taux d’équipement en tracteurs est passé de 4,4 unités pour 1.000 ha à 6,8 à 1.000 ha», explique Latifa Redani, de la Direction de la stratégie et des statistiques du ministère de l’Agriculture. Actuellement, le parc de tracteurs à l’échelle nationale s’élève actuellement à quelque 65.000 unités en 2015 contre 45.000 en 1995.

    Marché dépendant de l’aléa climatique

    Le diagnostic dressé par El Hassan Bourarach, professeur-chercheur à l’IAV et auteur d’une enquête sur le sujet indique que l’équipement des exploitations agricoles reste en deçà des ambitions. «Les ventes de tracteurs ont explosé à partir de 2006 grâce à la subvention. Les achats restent tributaires des conditions pluviométriques. Les zones montagneuses et bour, sont sous-équipées. Par ailleurs, la majorité des agriculteurs sondés déclarent que sans l’aide de l’Etat, ils n’auraient jamais pensé acheter un tracteur», explique Bourarach. Parmi les obstacles à la mécanisation agricole, l’on cite le coût du matériel, le niveau de la subvention ainsi que le manque de sensibilisation et de conseil. Autant de facteurs qui expliquent également la faible diversification de la motorisation agricole, qui reste dominée par les ventes de tracteurs. C’est la raison pour laquelle les professionnels insistent sur l’investissement dans d’autres types de matériel pour améliorer les rendements et les revenus des agriculteurs.
    Il faut maintenant repenser la répartition géographique des incitations ainsi que leur affectation selon la taille des exploitations. Les professionnels souhaitent également cibler davantage les régions difficiles d’accès et les petites exploitations ayant des besoins spécifiques en matière de mécanisation.

     

     

     

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