×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Ilyas El Omari au Club de L’Economiste
    Comment le PAM a secoué l’échiquier politique

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4762 Le 29/04/2016 | Partager
    Le parti pousse vers une nouvelle configuration
    La faible participation aux élections de 2007 a tiré la sonnette d’alarme
    El Omari contre le cumul des mandats de chef du gouvernement et de patron de parti
    ilyass_el_omari_062.jpg

    Ilyas El Omari réclame au ministre de l’Intérieur de faire toute la lumière sur l’affaire de l’inscription sur les listes électorales de 300.000 électeurs par la jeunesse du PJD, lors des dernières élections (Ph. Bziouat)

    «Avec le même nombre de voix des communales divisé sur les 92 circonscriptions législatives, et sans l’intervention de l’administration, si les élections sont organisées demain, le PAM arrivera en tête». La déclaration de Ilyas El Omari, qui était l’invité du Club de L’Economiste, remet les pendules à l’heure à un moment où la possibilité de voir le PJD rempiler est avancée par des politiques. Avec assurance, l’ancien membre de la Haca a abordé toutes les interrogations, sans le moindre tabou. En tête de liste, la nécessaire mise à niveau de l’échiquier politique, une entreprise venue dans le sillage de la création du MTD (Mouvement pour tous les démocrates) en 2008.  
    Un groupe de personnes (anciens ministres, activistes des droits de l’homme), autour de Fouad Ali Al Himma, alors démissionnaire du ministère de l’Intérieur, a lancé ce mouvement dans le sillage du rapport du cinquantenaire. Les partis avaient considéré cette initiative comme une provocation directe. Et pour cause, l’objectif était de secouer l’échiquier politique, balkanisé et ankylosé dans un système de quotas qui dessert la démocratie naissante. Il fallait créer un électrochoc au sein de cette classe politique qui, la seule avec le monde syndical, avait échappé à la dynamique de mise à niveau enclenchée avec le règne de Mohammed VI. Ilyas El Omari faisait partie de cette task force censée faire bouger les lignes.  Face à l’imperméabilité et à l’immobilisme dans ce secteur, le groupe s’est retrouvé dans l’obligation de créer un parti politique, le PAM. L’une de ses premières actions avait consisté dans la fusion avec cinq formations. Et les autres partis installés ont rejeté le nouveau venu, en l’affublant de tous les noms. Aujourd’hui, El Omari regrette l’épisode
    de son refus de création  du PAM et son retrait de la vie politique durant les 6 premiers mois de la vie du parti. Il a aussi déploré la disparition du MTD en tant que structure. «Les préoccupations politiques et partisanes de plusieurs membres ont rendu cette entreprise difficile», a expliqué le patron du PAM. Cependant, il s’est dit «fier» de la contribution du parti à la configuration du champ politique et du regain d’intérêt des électeurs. «En 2007, seuls 20% des électeurs avaient voté. C’était une alerte dans la mesure où ce scrutin a eu lieu après une dynamique politique marquée par les réalisations du gouvernement de l’alternance et de celui de Jettou. Nous avions donc considéré qu’il fallait s’impliquer davantage pour remédier à ces dysfonctionnements», selon le SG du PAM. Pour lui, les résultats n’ont pas tardé. «La réaction des Marocains a été rapide puisque le taux de participation est passé à 43% lors des élections de 2009. Ce qui montre un regain de confiance dans l’action politique»
    Sur sa préparation pour conduire le prochain gouvernement ou sa prédisposition à passer la main au cas où le PAM arrive en tête, Ilyas El Omari ressort le projet de séparer la fonction du chef du gouvernement de celle du secrétaire général du parti. Une proposition de loi, qui n’a pas beaucoup de chance d’aboutir, a été déposée à la Chambre des représentants par sa formation. En attendant, le pronostic de Ilyas El Omari d’arriver le premier le 7 octobre prochain doit terroriser le chef du gouvernement.

    Contre la fin des idéologies

    «La fin des idéologies est un véritable danger. Car la présence d’acteurs diversifiés est la meilleure garantie  du développement des peuples», souligne le SG du PAM. «Si je dois cacher mon idéologie, j’arrête de faire la politique», a ajouté Ilyas El Omari qui se dit déterminé à poursuivre son combat pour la défense des libertés et du droit à la différence. Il a vilipendé l’utilisation de la religion contre une partie de la population, tout en mettant à nu les travers de la pratique politique.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc