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    Economie

    Climat des affaires
    Les dirigeants retrouvent la pêche

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4760 Le 27/04/2016 | Partager
    Les industriels jugent la situation «normale» selon l’enquête de BAM
    Première inversion d’opinion après sept trimestres moroses
    L’agroalimentaire et l’automobile masquent des difficultés ailleurs
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    Quelle que soit la branche d’activité, la situation de la trésorerie est jugée difficile. Avec des carnets de commandes moins étoffés, les entreprises doivent faire diligence pour se faire payer à temps même pour des délais clients déjà très longs

    C’est une petite surprise, et elle est plutôt bonne. Les industriels ont jugé le climat des affaires «normal» entre janvier et mars 2016 selon l’enquête conjoncturelle de Bank Al-Maghrib contre une opinion défavorable les sept trimestres précédents. L’appréciation des patrons contraste avec la décélération de 1,6 point de la performance de la valeur ajoutée industrielle entre les trois derniers mois de 2015 et le premier trimestre 2016. Il faut dire que les situations sont diverses au sein des différentes branches du secteur manufacturier. La conjoncture est favorable dans l’agroalimentaire alors qu’elle est jugée désavantageuse dans la chimie et parachimie et dans le textile et cuir. Les ventes à l’étranger d’articles de bonneterie notamment se comportent moins bien depuis le début de l’année.
    De façon générale, le décrochage de l’activité économique au premier trimestre avec une croissance d’à peine 1,7% contre une performance de 5,2% sur la période octobre-décembre 2015 a des conséquences négatives sur un certain nombre de secteurs. Les prévisions ne sont guère optimistes puisque la croissance attendue en 2016 sera moins robuste que l’année dernière. La contraction du PIB agricole est fortement pénalisante. D’un autre côté, la progression de la valeur ajoutée non agricole reste limitée. L’on a terminé le premier trimestre sur une hausse de 2,5% selon le HCP contre 3% trois mois auparavant.
    «La faiblesse de la demande et une concurrence forte limitent le niveau de production», disent les industriels. La demande intérieure notamment a été moins dynamique au premier trimestre (+3,3%) après une progression de 5% trois mois auparavant. Le taux d’utilisation des capacités est resté en conséquence à un niveau relativement bas de 63% en moyenne entre janvier et mars. C’est le plus faible niveau enregistré ces trois dernières années. Finalement, la hausse de 5,3% de la consommation électrique des usines n’est pas le signe d’un regain d’activité dans toutes les branches. Les performances des industries agroalimentaires et surtout du secteur automobile masquent les difficultés des autres branches. Cela se voit au niveau des créations d’emplois. Les effectifs sont en hausse dans l’agroalimentaire alors que les embauches sont gelés, voire les équipes réduites dans les branches telles que la mécanique, la métallurgie, le textile et cuir.  
    Si le contexte est plus ou moins porteur selon le segment d’activité, l’ensemble des patrons jugent l’état de leur trésorerie difficile. La hausse des charges non financières mais surtout l’allongement des délais de paiement continuent de mettre les trésoreries sous pression.

     

     

     

     

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