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    Entreprises

    Composants aéronautiques
    Stelia Maroc reconfigure son process

    Par Ayoub IBNOULFASSIH | Edition N°:4760 Le 27/04/2016 | Partager
    La fabrication de composites transférée
    Le site de MidParc bientôt opérationnel
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    L’investissement de Stelia se traduira à terme par la création de 850 emplois directs
    (Ph. L’Economiste)

    Stelia opère un transfert d’activité dans sa ligne de production. La fabrication de composites de la filiale d’Airbus se substitue à l’activité d’assemblage métallique sur son premier site industriel basé dans la zone de fret de l’aéroport de Casablanca.
    L’entreprise fait preuve de flexibilité pour capter suffisamment de parts de marché dans l’activité composite. Celle-ci connaît une croissance significative sous l’effet de l’amélioration des carnets de commandes de la maison-mère Airbus. La composante métallique sera pour sa part intégrée au fur et à mesure au sein d’Acam, société détenue à 100% par Stelia dont la plateforme est en cours de construction. La finalisation du site, qui a nécessité un investissement global de l’ordre de 440 millions de DH sur une période 4 ans, est  prévue pour juillet prochain. Quant au coût du transfert, il s’établit à près de 50 millions de DH.
    Cet investissement devra se traduire par 400 à 500 emplois directs. A terme, Stelia Maroc devra créer 850 emplois directs. Forte de cet investissement, l’usine de MidParc représente une montée en gamme pour l’industrie aéronautique nationale puisque le Maroc pourra y produire pour la première fois des composants d’avions complexes et de grande taille. L’importance de l’investissement de la filiale d’Airbus ne réside pas dans son montant, mais plutôt par le saut qualitatif qu’il induira pour l’industrie aéronautique nationale. Outre les activités d’assemblage de composants complexes, l’entrée en production de Stelia permettra le développement d’un écosystème structurant dédié à l’ingénierie aéronautique à l’image de celui qui sera développé par le constructeur automobile PSA. Tout le challenge pour l’Etat marocain est de renforcer la supply chain locale en y intégrant les métiers qui font défaut à l’industrie aéronautique. Stelia y sera d’ailleurs un acteur de référence.
    Sur un tout autre registre, l’année 2015 a été un bon cru pour Stelia. Son chiffre d’affaires ressort à 330 millions de DH à l’issue de l’exercice 2015.  Stelia détient le monopole de la fabrication de plusieurs composants des avions Airbus. En effet, Airbus et ATR s’approvisionnent exclusivement auprès d’elle. Dans son portefeuille clientèle, figurent notamment de gros donneurs d’ordre tels que les Forces Royales Air (FRA), Bombardier… Stelia Maroc gère d’ailleurs la maintenance de la flotte de Royal Air Maroc. «En plus d’équiper des Airbus, nous avons équipé récemment 5 Dreamliners de RAM», confie Jamal Eddouhbani, DG de Stelia Maroc.
    A l’international, le trafic aérien double tous les 15 ans avec une croissance annuelle de près de 5%. Stelia Maroc se donne pour ambition de se positionner en tant qu’acteur de référence. «Notre emplacement géographique est un facteur clé de réussite», relève le directeur général de Stelia Maroc. La proximité du site marocain avec Toulouse permet d’acheminer les pièces en 24 heures. o
     

     

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