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    Economie

    Maroc-Pays du Golfe
    Les enjeux du 1er sommet

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4756 Le 21/04/2016 | Partager
    Institutionnalisation des relations avec les Etats du Conseil de coopération
    Vers l’instauration d’un groupement arabe influent
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    Entre 2010 et 2014, les IDE en provenance des pays du Golfe ont été quasiment multipliés par 3 fois. En 2014, ils ont représenté plus du quart des flux drainés par le pays. Ces IDE sont placés à hauteur de 41,3% dans l’immobilier. L’énergie et les mines attirent 22,5% et le tourisme 14%. 

    Après la Fédération de Russie et ses premières retombées, le Souverain a lancé une nouvelle offensive dans les pays du Golfe. En fait, les relations bilatérales, prospères, sont très anciennes. Les échanges économiques et commerciaux se développent régulièrement. Les ressortissants de ces pays investissent dans plusieurs secteurs au Maroc, particulièrement dans l’immobilier, le tourisme et depuis peu dans les énergies renouvelables. Aujourd’hui, le challenge est ailleurs. Le sommet Maroc-Pays du Golfe marque un tournant dans l’histoire récente puisqu’il institutionnalise la relation entre ces partenaires qui avaient jusque-là entretenu des rapports bilatéraux. Il s’agit de passer à la vitesse supérieure pour inscrire ce partenariat dans une vision stratégique. Sans préjuger des recommandations du Sommet sur le plan économique, un nouveau palier dans la coopération politique sera franchi.
    Sur le sujet sensible du Sahara, le soutien au plan d’autonomie a été à maintes reprises réitéré devant le secrétaire d’Etat américain John Kerry. Les dirigeants des pays du Golfe vont saisir l’opportunité du sommet USA-Pays du Golfe pour le rappeler au président américain. En effet, Barack Obama a fait le déplacement à Riyad pour participer à cette manifestation. Rappelons que les dirigeants des pays du Golfe ont l’oreille des anglo-saxons comme les USA ou la Grande-Bretagne. En tout cas, cette visite royale a été préparée à l’avance, avec une tournée de Fouad Ali Al Himma, porteur de messages du Roi aux chefs d’Etat de la région. Pour Mohamed Amrani Boukhobza, «SM le Roi n'accepte plus de participer à des sommets pour la forme. S'il fait le déplacement, c'est que l'agenda a été bien ficelé et que les perspectives de la réussite du sommet sont garanties, avec des objectifs clairement définis». Le Souverain est arrivé mardi soir en Arabie Saoudite où il a été accueilli par le prince Fayçal Ben Bendar Ben Abdelaziz Al Saoud, gouverneur de la région de Riyad. Il était accompagné par le prince Moulay Rachid, des conseillers Fouad Ali al Himma, Taieb Fassi Fihri, Abdelatif Mennouni, Yassir Zenagui et des ministres Salaheddine Mezouar et Nasser Bourita.  
    Par le passé, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avait invité le Maroc ainsi que d’autres pays comme notamment la Jordanie, à les rejoindre. Rabat avait poliment décliné l’offre en faisant valoir l’existence de l’Union du maghreb arabe à réanimer. «Aujourd'hui, on a l’impression de se diriger vers une sorte d'adhésion à ce Conseil, mais selon une approche et un modèle différents», selon ce politologue. La question se pose avec acuité même si la réponse affirmative est prématurée. Une chose est sûre, c’est un signal fort de la nature multidimensionnelle des relations entre le Maroc et ces pays. Rabat mettra en avant la coopération triangulaire, avec les pays d’Afrique subsaharienne où il dispose d’atouts et d’amitiés considérables. Pour Boukhobza, «nous sommes face à l’édification d’un groupement arabe influent». Il s’agit d’une sorte de complémentarité entre les deux composantes de ce partenariat. D’un côté, les pays du Golfe disposent d’économies fortes et d’un poids stratégique important en Asie. De l’autre, le Maroc, îlot de stabilité dans une région mouvementée, avec une ouverture de plus en plus importante sur le continent africain.

    Partenariat stratégique

    Le Maroc et les Etats du Conseil de coopération du Golfe devront se positionner en tant que véritable force régionale. Ce premier sommet permettra notamment d’unifier les positions et définir les modalités de mutualiser les efforts face à certaines menaces, comme la prolifération du terrorisme international. L’idée est aussi d’aboutir à des positions communes sur les grands dossiers dans le Moyen-Orient, notamment la situation en Syrie, en Libye… Pour Boukhobza, «il s’agit d’un nouveau partenariat stratégique global, différent de celui noué avec l’Union européenne, basé quant à lui sur des intérêts mutuels».

     

     

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