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Economie

Efficacité énergétique
Les industriels ne vont plus se cacher longtemps

Par Franck FAGNON | Edition N°:4756 Le 21/04/2016 | Partager
Au-delà de 1.500 tonnes équivalent pétrole, les audits énergétiques seront obligatoires
Le texte au Secrétariat général du gouvernement
La BP réunit 300 entreprises pour sensibiliser sur le sujet
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Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont des sujets stratégiques majeurs pour de nombreuses  entreprises, mais beaucoup d’autres n’en ont pas encore pris conscience, souvent par ignorance. L’avènement de la
COP22 au Maroc devrait focaliser davantage la  lumière sur
ces sujets 

Quelle entreprise êtes-vous en matière de performance énergétique? Cette question va revenir souvent cette année dans la perspective de la COP22 en novembre prochain à Marrakech. C’était le sujet central du forum organisé hier par le groupe Banque Populaire. Cette préoccupation va dépasser le seul cadre de la conférence des Nations Unies sur le climat qui ne durera que quelques jours.
Les autorités devraient profiter de cette fenêtre pour faire avancer la réglementation. Plus de quatre ans après la promulgation de la loi sur l’efficacité énergétique, un certain nombre de textes d’application dont celui sur les audits énergétiques se font toujours attendre. Il faut espérer que l’émulation autour de la COP22 fasse bouger les choses à ce niveau. Les audits énergétiques seront obligatoires pour les entreprises et les établissements dont la consommation d’énergie thermique et ou électrique dépasse un certain seuil. Celui-ci est fixé à 1.500 tonnes équivalent pétrole (tep) pour les industriels. Les autres modalités sont précisées dans le texte qui est actuellement au Secrétariat général du gouvernement.  
La transition vers les énergies renouvelables et une meilleure efficacité énergétique sont des sujets stratégiques majeurs pour de nombreuses entreprises dans le monde. En même temps, elles sont encore nombreuses, notamment au Maroc, à ne pas percevoir pour l’instant l’intérêt de ce chantier. «Le taux de réalisation des investissements en efficacité énergétique recommandé n’atteint pas 5%», rappelle Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM. Au Maroc comme ailleurs, la réticence des entreprises reste forte jusqu’au moment où elles sont confrontées à une rude concurrence notamment. Pour l’exemple de l’Inde, «convaincre les gens à passer à l’efficacité énergétique fut un vrai cauchemar» selon des experts indiens cités par Philippe Simonis, conseiller technique principal de GIZ Maroc. Mais «à partir du moment où le marché a été envahi par les produits chinois à bas coût, les entreprises se sont converties à l’efficacité énergétique pour être plus compétitives», raconte Simonis. Le coût de la technologie, l’évolution rapide de l’innovation, l’absence de soutien public et des prestataires qualifiés, la méconnaissance des solutions, le financement... figurent parmi les freins à la mise en place d’une démarche d’efficacité énergétique.
Les mécanismes comme MorSEFF développés par la Berd, l’AFD et KfW en partenariat avec plusieurs banques dont la BP permettent de financer les projets et équipements «verts». A côté, Maroc PME est un interlocuteur important. «Une soixantaine d’entreprises dans les secteurs des matériaux de construction, la chimie et la parachimie ou encore l’agroalimentaire ont bénéficié du programme d’efficacité énergétique de Maroc PME», relève Mamoun Bouhdoud, ministre délégué chargé des PME et de l’Intégration du secteur informel. L’Agence pourra prendre en charge dans le cadre de ce programme jusqu’à 80% du coût de l’audit énergétique. Des subventions d’un montant de l’ordre de 10 millions de DH peuvent être également accordées par l’Etat. Malgré ces avantages, le dispositif de soutien de l’Etat reste insuffisant, juge le patronat.

 

 

 

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