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    SAMIR : L’incessant appel à une enquête judiciaire

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:4754 Le 19/04/2016 | Partager

    Prémonitoire. La voix d’Abraham Serfaty gronde par-delà sa mort en novembre 2011. Lui, qui de son vivant, a courageusement dénoncé «un manquement très grave du ministre de la Privatisation (Abderrahmane Sâaïdi)... Rien ne l'obligeait à conclure un contrat avec des normes moins positives pour le Maroc. C'est une attitude passible d'une enquête judiciaire» (Voir entretien). Transparency Maroc donne indirectement écho à cet appel historique resté sans suite. Les conditions de privatisation de la Samir fin des années 1990 ont fait des petits.  Le raffineur a été mis en liquidation judiciaire en mars 2016.
    L’ONG réclame la «constitution d’un  comité  de vigilance de haut niveau en mesure d’atténuer les impacts  négatifs de cette situation». Avec comme dessein la proposition «de solutions d’avenir pour la sécurité énergétique du pays» et «de débarrasser le secteur des rentes qui s’y greffent». A juste titre, l’ex-SG de Transparency Maroc, Rachid Filali Meknassi, dénonce le 18 avril sur les ondes d’Atlantic Radio «des complicités» dans tous les étages: Etat (gouvernements successifs depuis celui d’Abdelatif Filali), gendarme de la Bourse de Casablanca (l’ex-CDVM), banques complaisantes, régulateur inerte (Bank Al-Maghrib), Fisc, commissaires aux comptes... «Le recours aux emprunts bancaires à court terme et au fonds de roulement pour financer les travaux (engagés suite à l’incendie de 2002) a contribué à l’apparition de difficultés financières dès 2009», selon le jugement de liquidation judiciaire dont L’Economiste détient copie.
    Une vraie bombe où sont cités faute de gestion, distribution de dividendes fictifs, défaut d’anticipation du management... Des infractions a priori passibles de poursuites judiciaires. L’ONG appelle ainsi «à diligenter une enquête administrative et financière» et à «déclencher les poursuites disciplinaires et pénales appropriées à la lumière de ses conclusions». Il y a déjà à boire et à manger dans le rapport d’expertise judiciaire. Le tribunal de commerce de Casablanca s’y est largement appuyé pour déclarer la liquidation assortie d’un plan de continuation de 3 mois.
    Si délits il y a, juges et parquet auront-ils le courage d’aller jusqu’au bout de la procédure? Eux qui ne cessent de clamer leur indépendance vis-à-vis de l’exécutif. Salariés, petits porteurs et contribuables sont les premières victimes d’une affaire où «la désinformation a prévalu», conclut l’ONG.

     

     

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