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L’expédition Nomades des Mers fait escale à Agadir

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4740 Le 30/03/2016 | Partager
Un voyage de 3 ans autour du monde pour la promotion des initiatives low-tech
Les inventions sont testées à bord du catamaran
Un dessalinisateur solaire pour l’étape du Souss
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Pour l’équipage, l’idée est d’atteindre un maximum d’autonomie en eau, énergie et alimentation à bord du catamaran. Et d’aller à la rencontre des inventeurs à travers le monde (Ph. NM)

Valoriser les technologies utiles et accessibles tout en étant respectueuses de l’environnement. C’est le challenge que s’est assigné l’équipage de Nomades des Mers, une expédition d’expérimentation et de partage qui va sillonner le monde durant trois ans.
Pour Corentin de Chatelperron, Elaine Le Floch et Pierre-Alain Lévêque, les trois membres fondateurs du projet, l’idée est d’atteindre un maximum d’autonomie en eau, énergie et alimentation à bord d’un catamaran de 45 pieds, spécialement conçu pour expérimenter ces technologies efficaces, de les améliorer et les documenter. L’objectif est aussi de rencontrer des inventeurs inspirants partout dans le monde. «Notre ambition est de développer une communauté internationale d’inventeurs et bénéficiaires de ces solutions low-tech», explique Elaine Le Floch. La première année d’expédition a démarré de Bretagne en février dernier et s’est arrêtée pour une première escale au Maroc. Et c’est à Agadir que l’équipage est allé à la rencontre du jeune inventeur Mehdi Berrada (Alto-Solution// www.alto-solution.com). L’idée est de fabriquer avec lui un prototype d’un dessalinisateur solaire, une invention qui peut aider les foyers éloignés à fabriquer leur propre eau potable, 5 à 10 l d’eau potable par jour pour 1 m2. À bord, il y a déjà plusieurs dispositifs low-tech: une serre hydroponique de 30 m2, des éoliennes et panneaux solaires, un élevage de vers de farine pour l’alimentation, des réchauds à économie de bois, un pédalier multifonction, un vermicompost. Mais aussi 2 poules à l’arrière du bateau pour l’approvisionnement en œufs! Le bateau est également équipé d’un atelier technique, d’une paillasse d’observation biologique et d’un laboratoire électronique pour collecter les données sur l’évolution de cet écosystème vivant.
L’escale d’Agadir a aussi été l’occasion pour les membres de Nomades des Mers d’animer des conférences et ateliers pour aller à la rencontre des étudiants, associations, entreprises…. Une rencontre a été organisée récemment à Universiapolis et une autre est prévue cette semaine à l’Université Ibn Zohr. Il faut préciser que plusieurs d’autres escales sont au programme pour cette 1re année. Notamment au Sénégal, Iles du Cap Vert, Brésil, Afrique du Sud, Madagascar, Mozambique, Maldives, Sri Lanka et Inde.
Pour rappel, les aventures de l’expédition Nomades des Mers donneront lieux à une série documentaire diffusée sur la chaîne Arte en 2017 et à de nombreuses vidéos diffusées durant l’expédition sur le site de l’association (www.live.nomadedesmers.org) et sur le site Arte Future.

Dessalinisateur solaire, le détail

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POUR ce qui est du mode opératoire du dessalinisateur solaire, l’eau de mer est d’abord introduite dans le distillateur via l’orifice d’alimentation. Un système à 7 étages permet de déverser l’eau puis d’évacuer le trop-plein via un orifice. L’évaporation de l’eau de mer se fait ensuite sous l’effet du soleil. Au contact de la vitre inclinée, l’eau se condense et de fines gouttelettes se forment et s’écoulent jusqu’à l’étage inférieur servant à récupérer l’eau distillée. «Il faut que l’eau distillée soit évacuée du distillateur assez rapidement pour éviter qu’elle ne suive à nouveau le même cycle d’évaporation-condensation», explique Mehdi Berrada, l’inventeur. C’est ainsi que, grâce à l’inclinaison du dernier étage du système, l’eau distillée est orientée vers un orifice de récupération, sur lequel un petit tuyau souple est connecté en permanence, ce qui permet de diriger l’eau désormais potable vers un bidon extérieur.

De notre correspondante,
Fatiha NAKHLI

 

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