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Economie

Sucre: La décompensation en sursis

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4740 Le 30/03/2016 | Partager
Le gouvernement hésite à franchir le pas
Retraite, retard des pluies… Un mauvais timing
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La compensation du sucre compte deux composantes: la subvention aux importations dépendante du cours à l’international et la subvention à la consommation qui reste relativement stable. Cette subvention s’est élevée à 3,4 milliards de dirhams respectivement en 2013 et 2014

Le gouvernement parachèvera-t-il la réforme de la compensation? Après la levée de la subvention des produits pétroliers, il reste encore le butane et le sucre. Si pour le butane, le gouvernement n’avait pas annoncé de date, pour le sucre un échéancier était annoncé.
La décompensation devait s’effectuer de manière graduelle à raison d’une réduction de 0,15 DH/kg de sucre sur 18 mois. L’impact sur le coût de la vie devait s’établir à moins de 100 dirhams par habitant et par an.
Sauf, que le chef du gouvernement hésite sur cette réforme qui aurait permis à l’Etat d’économiser près de 3 milliards de dirhams. Un montant qui aurait été affecté au fonds de cohésion sociale ainsi qu’aux investissements dans les infrastructures. Ce recul sur la décompensation du sucre est attribué à des raisons de timing: une conjoncture marquée par le retard des pluies et son impact sur les zones rurales en particulier. A cela s’ajoute, le projet de réforme de la retraite des fonctionnaires à l’origine d’un bras de fer avec les syndicats. En fait, le gouvernement hésite à ouvrir  «plusieurs fronts à la fois», soulignent des sources proches du dossier.
Sous l’effet de la baisse des cours à l’international, la charge de la compensation a baissé depuis 2011. Elle est ainsi passée de  5  milliards de dirhams en 2011 et 2012 à 3,2 milliards de dirhams en 2014.
La subvention du sucre compte deux composantes: une subvention à l’importation et une autre à la consommation. La première représente la part variable de la charge puisqu’elle est liée aux  aléas du marché international surtout que le marché local reste dépendant des importations. D’ailleurs, en raison de la faible production enregistrée durant ces dernières années, les importations du sucre brut ont représenté 70% de l’approvisionnement national, voire 80% en 2012. Mais suite au rebond de la production nationale en 2014 et 2015, les importations ont baissé de près de 30% par rapport à l’année 2012.
La subvention à l’import est passée de 2,4 milliards de dirhams en 2011 à une restitution de l’ordre de 200 millions de dirhams en 2014 puisque le cours du sucre brut  est passé de 660 dollars la tonne à 355 dollars la tonne durant cette période.
Pour sa part, la subvention forfaitaire à la consommation constitue la partie relativement stable de la charge de compensation du sucre.  Depuis 2013, la consommation du sucre baisse de 1% par an alors qu’elle était sur des taux d’accroissement de 1,8% entre 2008 et 2012.

 

 

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