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Attentats: La Belgique rattrapée aussi

Par Aziz BEN MARZOUQ | Edition N°:4735 Le 23/03/2016 | Partager
4 jours après l’arrestation de Salah Abdeslam, la ville est frappée par un terrorisme aveugle
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Après Paris, Abidjan, Ankara,... les attentats de Bruxelles montrent que le terrorisme reste aujourd’hui la principale menace pour la communauté internationale (Ph. AFP)

«Ce que nous redoutions s’est réalisé. Nos concitoyens font face à des attentats violents, aveugles et lâches… Il s’agit d’un jour noir pour notre pays...». Paroles du Premier ministre belge, Charles Michel, lors d’un bref point de presse mardi 22 mars 2016 pour donner les premières informations officielles sur les deux attentats de l’aéroport et du métro Maalbeek. Des paroles graves qui montrent que la Belgique s’attendait à subir, un jour ou l’autre, les drames qu’ont connus il y a quelques mois nos voisins français. Il annonce des mesures de sécurité additionnelles dont le renforcement des contrôles des infrastructures de transport à Bruxelles. Il en appelle au calme et à la solidarité entre tous les habitants de Bruxelles dans ces moments particulièrement difficiles en promettant «de stabiliser et de gérer la situation avec toute la détermination possible».

Double explosion à l’aéroport de Zaventem

Aéroport national de Bruxelles (Zaventem): il est environ 7 heures 55 ce mardi 22 mars 2016 : deux très fortes explosions presque simultanées au niveau des stands d’enregistrement vers les Etats-Unis créent la panique parmi les centaines de passagers qui font la file à cette heure de pointe. Le faux plafond de l’aéroport s’effondre et les immenses fenêtres en verre du hall des départs volent en éclat faisant plusieurs blessés. C’est l’incompréhension totale parmi les passagers et le personnel de l’aéroport. Les premières informations sont très rares et plutôt confuses. Dans la fumée noire qui a envahi le hall des départs parmi des milliers de bagages, on perçoit déjà des corps inertes et beaucoup de blessés étendus sur le sol et qui demandent de l’aide. Le plan catastrophe est déclenché par les autorités. Les blessés les plus graves sont évacués vers les hôpitaux les plus proches. Un appel au don de sang est divulgué à la radio et à la TV. Les passagers sont invités à évacuer l’aéroport et à se diriger soit vers le tarmac soit vers les parkings qui se trouvent en face de l’aéroport. «Dégagez vite et laissez vos bagages, vous les récupérerez plus tard, priorité aux secours, partez!». Les vols sur Bruxelles sont déroutés vers d’autres aéroports comme ceux de Liège, Charleroi ou encore Lille et Francfort.

Bombe dans le quartier européen

A 9 h 11, pratiquement une heure après la double explosion à l’aéroport de Bruxelles, une autre explosion se produit à la station de métro de Maalbeek dans le quartier européen pas loin du Parlement européen, de la Commission européenne et du Conseil des ministres de l’UE. On apprend plus tard qu’il s’agit d’une bombe abandonnée soit dans un sac à dos soit dans un colis. L’explosion a fait voler en éclat une partie de la première voiture de la rame qui vient de quitter la station de Maalbeek en direction de la station de Schumann, celle qui dessert le siège du Conseil des ministres et de Commission européenne. Un hôpital de campagne est installé hâtivement sur le trottoir de la Rue de la Loi qui longe la station de Maalbeek. Les premiers corps et blessés arrivent sous les yeux d’une foule hébétée. Les fonctionnaires européens de la Commission et du Conseil des ministres sont invités à ne pas essayer de rejoindre leurs bureaux et à rester chez eux et à faire du télétravail en attendant des instructions ultérieures. Le bilan des deux attentats ne cesse d’évoluer au fur et à mesure de la journée. A 14 heures on parle déjà de 26 morts dont 15 à la station Maalbeek et 51 blessés et 11 morts à l’aéroport avec 81 blessés. Bilan qui risque malheureusement de s’alourdir vu la gravité des blessures de plusieurs passagers. Un numéro de téléphone spécial d’information est mis à la disposition des familles des victimes.
Les conditions de travail des journalistes, on s’en doute, sont très compliquées. Surtout que ces derniers temps, ils ont été mis en question.
Le parquet fédéral de Bruxelles lui-même invite les journalistes à ne pas diffuser des nouvelles qui peuvent nuire aux investigations qui se poursuivent à l’aéroport et à la station de Maalbeek. Personne ne passe, sauf les ambulances et les forces de sécurité. Les journalistes sont retenus à bonne distance du théâtre de la tragédie. Les policiers et encore moins les soldats, venus en grand nombre sécuriser les alentours de l’aéroport et de la station de métro- sont nerveux et pas du tout bavards. Les réseaux de téléphone sont saturés. Les rédactions ne peuvent pas entrer en communication avec le journaliste envoyé en reportage sur les lieux du drame. On s’en remet donc aux témoignages des passagers et des quelques agents de sécurité qui veulent bien dire quelque chose.

Rumeurs…

Comme à chaque événement dramatique qui se produit, les rumeurs diverses s’en donnent à cœur joie et commencent à circuler sur les réseaux sociaux. Certains auraient entendu un homme crier des paroles en arabe avant l’explosion à l’aéroport. D’autres parlent de fusillades dans le quartier du Sablon (royaume des antiquaires) ou encore dans une autre station de métro (Belgica), très éloignée du quartier européen.
Des informations qui créent une certaine angoisse mais qui ont toutes été démenties par les autorités belges.

Mesures de sécurité drastiques

Inquiètes que de possibles assaillants erreraient encore dans la nature, les autorités belges prennent des mesures de sécurité très strictes: fermeture des gares principales de la capitale, de toutes les stations de métro, des tunnels desservant le quartier européen, le Parlement belge suspend ses activités, le Roi et la reine sont évacués du Palais de Bruxelles. Les commissariats sont sécurisés. Un hélicoptère survole la capitale. C’est le blocage au coeur du pouvoir politique belge.
En province les mesures de sécurité sont renforcées autour des sites nucléaires, des grands ports comme celui d’Anvers et les frontières avec la France sont minutieusement contrôlées.

 

De notre correspondant permanent à Bruxelles, Aziz Ben Marzouq

 

 

 

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