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Industrie du futur
La course mondiale est lancée

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4729 Le 15/03/2016 | Partager
L’Allemagne et la Corée du sud en première ligne
La France a mis l’accent sur le soutien aux investissements des PME
Les Etats-Unis et le Royaume-Uni parient sur la recherche
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Les actions mises en place pour accompagner les entreprises vers l’industrie du futur se déclinent autour de trois thèmes: «le développement de l’offre de technologies liées à l’industrie du futur, le soutien à la modernisation de l’appareil de production et le développement des compétences pour faire face à ces transformations» (Source: La Fabrique de l’industrie)

En vue de promouvoir les métiers de l’industrie, une semaine dédiée à la thématique de «L’industrie du futur» se tient du 14 au 20 mars en France. La banque publique d’investissement Bpifrance a annoncé, hier 14 mars, qu’elle prévoyait de financer le secteur industriel à hauteur de 15 milliards d’euros d’ici fin 2018 via ses outils d’investissement et de financement.

Dans un monde de concurrence, chaque pays peaufine sa propre stratégie. Comment divers pays soutiennent la transformation de leur industrie? C’est l’objectif de l’étude «L’industrie du futur à travers le monde» publiée hier 14 mars par le think tank français «La Fabrique de l’industrie». Il en ressort qu’une course mondiale s’est engagée pour accélérer la transition du secteur industriel vers le modèle de l’usine connectée. L’Allemagne en a donné le coup d’envoi dès 2011. Elle a rapidement été rejointe par les principales puissances économiques. «Les enjeux diffèrent selon les pays mais, qu’il s’agisse de renforcer leur leadership dans la production de biens d’équipement ou de soutenir la compétitivité globale du secteur manufacturier, rares sont ceux qui restent indifférents aux opportunités offertes par la quatrième révolution industrielle», précise l’auteur de l’étude Thibaut Bidet-Mayer. C’est en Allemagne qu’a émergé le concept d’Industrie 4.0 dont l’objectif est de développer des «systèmes de production cyber-physiques». Ce programme consiste à organiser et financer la recherche dans le domaine de la robotique industrielle, de l’automatisation, de la mise en réseau, etc. L’idée est de promouvoir ces technologies auprès de l’ensemble du tissu industriel allemand. Berlin qui mise principalement sur le développement d’une offre technologique, ne néglige pas pour autant la modernisation de son appareil productif (et inversement en France). L’étude de «La Fabrique de l’industrie» brosse un benchmarking entre pays. La Corée du Sud apparaît comme le pays asiatique le plus propice à la diffusion de l’industrie du futur. Le secteur industriel y représente près du tiers de la richesse nationale et 60% de sa production est de milieu ou de haut de gamme, chiffre égalé uniquement par l’Allemagne. Ses entreprises sont également en pointe en termes d’équipement. D’après l’International Federation of Robotics (IFR), la Corée du Sud dispose sans conteste de l’industrie la plus robotisée au monde (437 robots pour 10.000 employés en 2013) loin devant le Japon (323), l’Allemagne (282) et la France (125).

Un autre constat, si la Chine n’a pas encore atteint le niveau technologique de l’Allemagne et de la Corée du Sud, elle ne doit néanmoins pas être sous-estimée. Elle s’est inscrite dans la course vers l’industrie du futur en juin 2015 avec le lancement du plan «Made in China 2025». Aussi, la première des priorités est de moderniser une industrie de main d’oeuvre encore peu robotisée.  Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, «Il ne s’agissait pas de mettre en place un plan d’urgence pour l’industrie en soutenant les entreprises dans leurs projets d’investissement, comme cela a été fait dans la plupart des pays d’Europe continentale, mais plutôt de promouvoir la recherche sur des technologies d’avenir tout en améliorant l’interface entre les instituts de recherche et le monde économique», résume l’étude. Grande absente de la plupart des autres initiatives, la question de l’adaptation des compétences semble davantage être prise en compte aux Etats-Unis et surtout au Royaume-Uni.

Le double visage de l’Italie

L’Italie offre au sein de ce tableau un double visage, selon le think tank français «La Fabrique de l’industrie». Très robotisée, son industrie n’en reste pas moins positionnée sur des secteurs à faible croissance et sur des segments de milieu de gamme. Productrice importante de biens d’équipement industriels, elle n’a pas su s’orienter vers l’intégration numérique de l’usine, contrairement à ses concurrents allemands ou coréens réellement positionnés sur les «technologies 4.0».

 

 

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