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La BRI redoute une nouvelle tempête

Par L'Economiste | Edition N°:4724 Le 08/03/2016 | Partager
Dette, vagues de liquidation, inquiétudes sur la santé des banques…
Un phénomène qui va de pair avec une remontée des prix immobiliers

La dette était à l’origine de la crise financière et, depuis lors, elle a continué à enfler dans le monde par rapport au PIB. A fin 2015, la dette mondiale a atteint environ 250% du PIB de la planète

L’année 2016 a commencé par l’une des pires vagues de liquidation jamais vues. La seconde phase (plus brève mais peut-être plus préoccupante) est apparue début février, motivée par des craintes concernant la santé des banques internationales. La troisième phase est celle de la crise de la dette. «Le stock mondial de dette continue d’augmenter et la marge de manœuvre des pouvoirs publics se rétrécit sans cesse», a relevé Claudio Borio, chef du département monétaire et économique de la Banque des règlements internationaux (BRI) en présentant le rapport trimestriel.

Dans les économies qui étaient au cœur de la crise, le secteur privé s’est désendetté mais la dette du secteur public a poursuivi son ascension. Une forte hausse de la dette du secteur privé a été observée dans plusieurs économies émergentes. Ce sont les entreprises, dont la rentabilité diminue, et les exportateurs de produits de base qui sont le plus touchés. Dans de nombreux cas, ce phénomène va de pair avec une envolée des prix de l’immobilier suscitée par une «prise de risque audacieuse».
D’après des recherches récentes menées par la BRI, les booms du crédit sapent la croissance de la productivité en s’accélérant, essentiellement parce qu’ils entraînent une mauvaise affectation sectorielle des ressources. L’impact perdure, voire s’amplifie, si une crise financière vient à éclater. Par ailleurs, un niveau d’endettement élevé est plus difficile à supporter lorsque la productivité est faible. «Autrement dit, il se pourrait que nous soyons face non pas à des coups de tonnerre isolés, mais aux signes avant-coureurs d’une tempête qui couve depuis longtemps», d’après Claudio Borio.  

En dépit de conditions monétaires exceptionnellement accommodantes dans les principales juridictions, la croissance est décevante et l’inflation reste faible (le taux annuel de la zone euro est estimé à -0,2% en février 2016, selon Eurostat). «Cela n’a pas échappé aux intervenants de marché et, probablement pour la première fois, ils semblent commencer à douter que les banques centrales aient des pouvoirs de guérison. Les pouvoirs publics seraient bien avisés d’en prendre conscience eux aussi», indiquent les économistes de la BRI. Un discours qui devra interpeller le Conseil des gouverneurs de la BCE qui se réunira le 10 mars prochain.

Hausse de la dette au Maroc

D’après un rapport du FMI et de la Banque mondiale, qui couvre 74 pays à faible revenu, les tendances en matière de dette publique ont évolué ces dix dernières années. Toutefois, grâce aux programmes d’allègement de la dette, à une croissance forte et à une demande soutenue de produits de base, le ratio moyen dette/PIB est descendu de 66% en 2006 à environ 48% à la fin 2014.  Au Maroc, la dette totale du Trésor a augmenté à environ 63,4% du PIB en 2014 à 63,6% en 2015. Elle atteindra 64,4% en 2016, selon le FMI.

Fatim-Zahra TOHRY

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