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Paris piégée par la «jungle» de Calais

Par L'Economiste | Edition N°:4720 Le 02/03/2016 | Partager
L’accord de réadmission exigé au Maroc n’est pas appliqué par les pays de l’Europe

Le démantèlement de la « jungle » de Calais a suscité de fortes altercations entre les migrants et les forces de l’ordre (Ph. AFP)

Les forces de l’ordre poursuivaient le démantèlement de la partie sud du plus grand bidonville d'Europe, qui regroupe surtout des Syriens, des Afghans et des Soudanais, baptisé la «jungle» de Calais hier mardi 1 er mars. La tension de la veille n’a pas dissuadé les autorités. Celles-ci on fait appel aux ouvriers de BTP pour cette opération.
Entre 800 à 1000 migrants seront relogés. Les associations comptent plus de 3450 personnes. Plusieurs solutions de relogement ont été proposées: Un centre d'accueil provisoire, construit par l'État à côté du bidonville qui compte 200 places. Des tentes de la sécurité civile ont été implantées qui vont recevoir également 500 migrants. En revanche, ces centres ne trouvent pas de client, une grande majorité des migrants veulent rejoindre l’Angleterre en s’infiltrant dans des véhicules de transport de marchandises, toute une économie parallèle : Des passeurs, des bandes organisées d'Irako-Kurdes et d'Albanais se disputent ce marché très lucratif. Cette crise migratoire alimentée par le conflit en Syrie est la plus grave en Europe depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. L’Union européenne ne peut pas laisser la Grèce « plonger dans le chaos » face à l’afflux migratoire, a martelé la chancelière allemande Angela Merkel. Des mesures de contrôle ont été mises en place. Le contrôle des frontières est une étape nécessaire, ce qui remet en cause l’accord « Schengen ».
Face à cette situation de crise, La Belgique a décidé de rétablir de façon temporaire les contrôles à sa frontière avec la France, pour faire face à un éventuel afflux de migrants quittant la «Jungle» de Calais. 32 personnes arrêtées à Dunkerque, localité situé du côté belge de la frontière.
D'un autre côté, l’Europe met une grande pression sur le Maroc en matière de politique migratoire.  L’accord de réadmission exigé au Maroc n’est pas appliqué par les pays de l’union européenne.
S. N.

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