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Régions

Rabat/Budget des arrondissements
Refus du visa par la wilaya

Par L'Economiste | Edition N°:4719 Le 01/03/2016 | Partager
Absence de délibération démocratique et non-respect du règlement intérieur, selon elle
Une décision contestée par le PJD qui dirige la mairie

Avec le refus du visa par le wali des comptes des arrondissements (CDD) de Rabat, la mission du nouveau maire de la capitale, Mohamed Sadiki du PJD, va se compliquer davantage pour dépasser la crise qui paralyse le conseil depuis le début de l’année (Ph. Bziouat)

IL semble que le conflit au sein du Conseil de la ville de Rabat entre la majorité conduite par le PJD et les élus du PAM composant l’opposition sur le dossier du CDD (compte des dépenses sur dotations des arrondissements) va prendre de l’ampleur avec de nouveaux rebondissements. Ainsi, la wilaya vient d’adresser, vendredi dernier, un courrier par lequel elle ne donne pas suite à la décision envoyée par le maire à l’issue des travaux de la dernière réunion du  conseil (19 février 2016) portant sur l’adoption du CDD des 5 arrondissements de la ville de Rabat pour 2016. Deux arguments ont été avancés pour justifier le refus du visa par la wilaya. Le premier porte sur l’absence d’une délibération démocratique par les élus sur le point  concernant l’adoption du CDD. Est également mis en avant le non-respect de l’article 22 du règlement intérieur du conseil.
 Rappelons que cette réunion a été marquée par une forte confrontation et  une surprenante violence entre les élus du PJD et ceux du PAM (cf. notre édition du 22 février 2016. www.leconomiste.com). «En dépit de ce climat houleux, nous avons pu voter et adopter  le CDD par 37 voix et 2 abstentions», indique un responsable du PJD qui tient à rejeter la responsabilité de ce blocage et les actes de violence sur les élus du PAM. Des accusations niées par ces derniers qui de leur côté soulèvent les agissements de certaines personnes proches du PJD. Et également la position du maire qui «s’est obstiné à passer au vote sans ouvrir le débat sur le point concernant le CDD et d’autres comme celui se rapportant à son départ à la retraite anticipée de Redal dans des conditions contestées».
Pour ce qui est de l’adoption du CDD, «le vote est considéré illégal car il s’est déroulé en l’absence du représentant du wali», explique Batoul Daoudi, présidente du groupe des conseillers du PAM.  «Pour nous, le budget de la commune y compris celui du CDD a déjà été visé par la wilaya le 13 décembre dernier», rappelle un responsable du PJD. Ce dernier s’interroge également sur les motivations qui sont  derrières la sortie aujourd’hui du dossier du départ à la retraite du maire qui remonte à 2012. Ce conflit entre les élus du PJD et ceux du PAM a pris une ampleur importante avec l’implication des directions de leur parti. «Le dossier est entre les mains de notre bureau politique qui demande l’ouverture d’une enquête par le département de tutelle sur les conditions de violence qui ont marqué la dernière réunion du conseil et également sur l’affaire du départ à la retraite anticipée du maire», signale Aziz Benazzouz, conseiller du PAM.
Noureddine EL AISSI

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