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    Economie

    Habitat insalubre
    Benabdallah tente de rassurer

    Par L'Economiste | Edition N°:4695 Le 27/01/2016 | Partager
    Il s’appuie sur une étude de perception
    Les risques d’insertion socio-économiques sont minimisés

    Après l’Observatoire national du développement humain, c’est au tour du ministère de l’Habitat de s’intéresser à l’impact des programmes de lutte contre le logement insalubre sur les populations cibles. Si les conclusions de l’ONDH ont considéré que l’accès à l’habitat n’est pas suffisant pour lutter contre la pauvreté (cf.www.leconomiste.com), l’étude réalisée par le département de Nabil Benabdallah, en coopération avec l’Onu-femmes, dresse un bilan plutôt positif. Cette évaluation a porté sur un échantillon de 6.000 foyers, avec des critères de stratification par région, taille et type des bidonvilles. Il en ressort que «97,5% des ménages bénéficiaires ont exprimé un sentiment de stabilité dans les logements acquis à travers ce programme». Benabdallah a surfé sur ce taux pour réfuter les «rumeurs sur l’insatisfaction des bénéficiaires de ce programme et leur critique de la qualité des appartements distribués, qualifiés par certains de boîtes de béton».
    L’argumentaire du ministre de l’Habitat a repris un autre indicateur pour conforter sa position. L’étude a montré, selon lui, que «84% des bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction quant à l’emplacement du site du projet de recasement ou de relogement». Il a fait savoir que «les nouvelles unités ont été construites sur des sites à une distance maximale de 15 à 20 km du centre-ville. Ce qui est normal en comparaison à ce qui se passe dans le monde à cause de l’expansion urbaine». Or, certaines études ont pointé l’impact économique de ces opérations, en termes de perte d’emplois, notamment dans l’informel, suite à ce transfert. Mais le ministre ne le voit pas du même œil. Pour lui, les résultats de cette évaluation soutiennent plutôt le contraire. «Le taux de chômage a sensiblement baissé entre les deux situations, passant de 27,3% à 23,5%». Ce qui constitue un exploit, selon lui, dans la mesure où le gouvernement n’est pas arrivé à réduire le chômage au niveau national. Cela s’est accompagné de la baisse de la pauvreté entre les deux situations, passant de 48,7% à 28,3%.

    Inégalités flagrantes

    Si les résultats de cette évaluation traduisent une amélioration de l’accès à la propriété par des populations défavorisées, cette situation est plutôt au profit des hommes au détriment des femmes. Seules 19% des femmes bénéficiaires du programme villes sans bidonvilles ont pu enregistrer le nouvel appartement en leur nom. Nabil Benabdallah n’a pas caché son ambition de renforcer ce taux. «La parité est loin d’être atteinte dans ce domaine, et les inégalités demeurent flagrantes», peut-on lire dans cette étude. Mais le gouvernement est face à des contraintes d’ordre culturel, liées à l’omnipotence des hommes au sein de la famille. «Si nous imposons des mesures rigoureuses pour un partage de la propriété entre les deux conjoints, cela risque de freiner la bonne marche du programme», a expliqué le ministre. Globalement, le taux des ménages propriétaires de leurs logements a doublé, passant de 44,4% à 92,5%. Le transfert de ces populations s’est également traduit par une augmentation de la valeur de leur patrimoine. Les nouveaux logements ont une valeur moyenne dépassant 300.000 DH contre 60.000 DH pour leurs anciennes baraques.

    M. A. M.

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