×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Risque pays
    Le Maroc mieux noté que ses voisins

    Par L'Economiste | Edition N°:4695 Le 27/01/2016 | Partager
    Coface maintient la note A4
    C’est la meilleure parmi les grandes économies africaines

     

    La Coface maintient sa note A4 pour le Maroc. Le Royaume fait mieux que les autres grandes économies du continent. Les notations de l’Algérie et l’Afrique du Sud ont été toutes deux dégradées à B

    La conjoncture ne sera pas meilleure en 2016. Coface qui a dévoilé ses prévisions lors de sa conférence annuelle (26 janvier 2016 à Paris) sur le risque pays, conforte ce sentiment. La croissance mondiale se limitera à 2,7%. Le ralentissement chinois, le pétrole bas seront deux facteurs déterminants. En ajoutant les risques politiques, l’assureur-crédit a dégradé la note d’un certain nombre de pays.
    Le Maroc, lui, garde sa notation A4 malgré la conjoncture peu favorable. C’est la meilleure notation parmi les grandes économies africaines. Fragilisés par la baisse des cours du pétrole, l’Algérie et le Nigeria sont notés respectivement B et C. Les perspectives sont moins optimistes pour l’Afrique du Sud aussi, dont la note a été dégradée à B.
    Pour 2016, Coface crédite le Maroc d’une croissance limitée à 2,7% cette année (contre 4,3% estimé pour 2015). L’assureur-crédit s’aligne ainsi sur les pronostics des autres institutions nationales (HCP : 2,6%, BAM : 2,1%), mais reste optimiste par rapport aux prévisions de CMC (1,2%). Bien évidemment, la perspective résulte principalement de l’incidence du facteur climatique sur la production agricole. L’économie marocaine sera du coup portée par le secteur non agricole. La bonne tenue de ce poste serait attribuable au «raffermissement des secteurs des télécommunications et des services de santé ainsi que de la consolidation des performances du secteur automobile et BTP», explique l’assureur-crédit. La reprise de ce secteur devrait se confirmer par le regain des commandes publiques liées à l’année électorale (législatives prévues en octobre), mais aussi à travers l’accélération du programme de lutte contre l’habitat insalubre. Du côté de la demande, la consommation des ménages préserve son rôle de moteur de l’activité domestique, tirée principalement par la hausse des crédits à la consommation.

    Malgré une croissance limitée à 2,7%, Coface salue la démarche du gouvernement pour améliorer les principaux indicateurs macroéconomiques. De plus, le Maroc pourra profiter cette année de la baisse de la facture énergétique et la reprise des échanges extérieurs qui favoriseront la diminution progressive du compte courant

    L’inflation, quant à elle, connaîtra une petite hausse de 0,5 point pour atteindre 2%. Pour la Coface, la tendance haussière des investissements devra se renforcer davantage en 2016.
    Hormis la contraction de la croissance, les prévisions de Coface sont positives sur les autres indicateurs macroéconomiques, notamment une amélioration des déficits jumeaux. Pour cette année, l’élargissement de l’assiette fiscale espéré dans le cadre de la loi de finances 2016 devraient aider à consolider les recettes budgétaires. Le compte courant réduira, de son côté, son déficit à -3,7%. Pour les experts de Coface, la baisse de la facture énergétique et la reprise des échanges extérieurs favoriseront la diminution progressive du compte courant. Justement, l’assureur-crédit salue la démarche du gouvernement à réduire le déficit public à travers la réforme de la consolidation budgétaire entamée en 2014. L’équilibre de la balance commerciale devrait également s’améliorer. Le Maroc qui fait face à la reprise encore fragile à l’international, devrait accuser une légère diminution du niveau des importations. Par contre, les exportations des secteurs automobile et aéronautique devraient connaître une forte hausse. «Mais cela ne compenserait pas la progression limitée des expéditions de phosphates». Ces dernières continueraient en effet à pâtir de la faiblesse de la demande indienne et brésilienne qui pèse sur les prix mondiaux du phosphate roche.
    La balance des services serait excédentaire grâce aux performances attendues du secteur des télécommunications bien qu’elle resterait contrainte par les perspectives en baisse du secteur du tourisme. Les IDE devraient maintenir leur niveau de progression en 2016.

     

    A. Lo

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc