×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Tomate: Catastrophe à l’export

    Par L'Economiste | Edition N°:4692 Le 22/01/2016 | Partager
    Baisse vertigineuse des prix qui ne couvrent plus les frais
    Le caisson de 30 kilos est vendu à 10 DH, soit autour de 0,50 DH le kilo
    Les professionnels tirent la sonnette d’alarme

    Les producteurs exportateurs tirent la sonnette d’alarme. Les prix de la tomate, aussi bien sur le marché international que sur le marché interne, ont baissé de manière vertigineuse (Ph. L’Economiste)

    La menace sur la tomate marocaine pointait depuis novembre dernier, quelques jours seulement après le démarrage de la campagne d’exportation 2015/2016. En effet, depuis les derniers attentats de Paris, la tomate marocaine ne rencontre plus le même engouement à l’export en raison d’une baisse drastique de la consommation due au sentiment d’insécurité ambiant. Le climat clément dans les pays importateurs ne favorise pas non plus la donne. Les marchés regorgent de produits frais, conduisant à une offre pléthorique et une demande qui ne suit plus. Une crise qui se répercute de plein fouet sur les exportations de tomates au Maroc. En effet, les prix ont spectaculairement chuté sur les marchés en raison de la surabondance de la ressource. «La commercialisation des tomates rencontre de grandes difficultés, il est urgent de prendre des mesures pour protéger et sauver le secteur», explique Houcine Aderdour, président de l’Association marocaine de fruits et légumes (Apefel). L’Association n’a d’ailleurs pas hésité à publier un communiqué pour tirer la sonnette d’alarme et rendre publics ses soucis face à l’impasse dans laquelle se trouve le secteur. Même son de cloche du côté de la Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes (Fifel). «Le secteur est sur la sellette car la situation est catastrophique», confirme Omar Mounir, vice-président et porte-parole de la Fifel. «Les agriculteurs vendent à perte», martèle-t-il. En effet, à cause de la baisse vertigineuse, le caisson de 30  kilos de tomates est vendu à 10 DH, soit presque 0,50 DH le kilo. Une situation qui impacte négativement les agriculteurs qui doivent faire face à des charges importantes pour payer les engrais, la main-d’œuvre, en plus des autres besoins de toute la chaîne de production. Quant à eux, les prix de vente à l’export vacillent entre 0,35 et 0,45 euro le kilo, alors que pour que ce soit rentable et couvrir les frais, il faut vendre à plus de 0,60 euro le kilo de tomates. La valorisation du produit, le transport, la distribution… étant très coûteux, précisent les producteurs exportateurs.
    Pour rappel, la région Souss Massa est pionnière dans la production et exportations de la tomate. Beaucoup d’efforts ont été réalisés dans le cadre du Plan Maroc vert (PMV) pour multiplier les actions susceptibles d’améliorer la récolte dans le respect des normes environnementales et de qualité requise. Ce secteur, qui représente 16 à 17% du produit intérieur brut nécessite aujourd’hui une intervention d’urgence.
    Fatiha NAKHLI
     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc