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    Economie

    Le capital investissement avance d’un cran

    Par L'Economiste | Edition N°:4692 Le 22/01/2016 | Partager
    1,5 milliard de DH levés en 2015
    L’industrie est contrariée par les contraintes fiscales et la résilience des investisseurs étrangers

    «Le capital investissement est un mode de financement adapté aux besoins du tissu économique marocain et africain», fait valoir d’emblée Said Ibrahimi, directeur général de Casa Finance City Authority à la 5ème rencontre du capital investissement (1). En 2015, 1,5 milliard de DH ont été levé par les acteurs de l’industrie, portant le cumul des fonds levés à 14 milliards de DH. «Les  désinvestissements opérés en 2015 sont en croissance continue par rapport aux exercices précédents», confie Omar Chikhaoui, président de l’AMIC. Dans cette industrie, il est coutume de raisonner en termes de cycle d’investissement plutôt qu’en exercice fiscal. Compte tenu de la conjoncture actuelle, ces cycles s’avèrent imprévisibles. Car, l’engagement des fonds y est significativement plus long par rapport à d’autre type de participation dans le capital d’une société. «Seuls les investisseurs orientés long terme peuvent exercer un monitoring efficient», relève un professionnel.
    Au Maroc, le secteur se développe à petits pas. Et pour cause, le cadre fiscal peu attrayant et la tendance des bailleurs de fonds étrangers à investir davantage dans les stades aval de développement d’une entreprise plutôt qu’en amont. Au Maroc, les opérations de type LBO se font rares. Les 2/3 des investissements sont réalisés dans des entreprises en cours de développement. «Il faut mettre davantage le paquet sur le stade amont, à savoir le capital développement pour permettre aux petites entreprises de grandir et de franchir le cap de PME», explique à L’Economiste Christian de Boissieu, professeur en Banque Finance à l’Université Paris 1.
    Sur ce volet la responsabilité incombe aux instances régulatrices pour faciliter l’accès au marché en réduisant les contraintes auxquelles sont confrontés les acteurs du marché. A ce sujet, le CDVM a mis en œuvre une loi visant à assouplir le cadre juridique pour les opérateurs du secteur. En substituant la notion d’organismes de placement en capital-risque (OPCR), par celle d’organismes de placement collectif en capital (OPCC), le texte se dote d’un cadre juridique couvrant l’ensemble des segments du capital investissement: du capital-risque au capital retournement, en passant par le capital-développement. En outre, il est question de lever la contrainte réglementaire qui obligeait les OPCR à détenir un portefeuille constitué d’au moins 50% de titres représentatifs de fonds et de quasi-fonds propres d’entreprises ayant la qualité de PME pour l’étendre à toute entreprise non cotée. Une manière de s’aligner sur les standards internationaux. Par conséquent, la forme juridique des fonds régulés tels que les OPCC change progressivement vers moins de SA ou SAS et plus de véhicules étrangers.
     Si le capital investissement est encore jeune au Maroc, l’activité progresse à une vitesse vertigineuse en Afrique. Jusqu’en 2009, l’Afrique du Sud captait à elle seule les 3/4 des investissements de l’ensemble du continent. Aujourd’hui, 80% des investissements se font sur le reste du continent. Et le potentiel reste à venir. «Le manque de sensibilisation des chefs d’entreprise est le principal obstacle à la levée des capitaux locaux», explique Vincent Castel, Chef économiste pays à la Banque Africaine de Développement au Maroc.

    Quand une banque conseille les private equity

    «Il va falloir développer le capital investissement au Maroc avant de s’attaquer au marché africain», relève Ismail Douiri, directeur général d’Attijariwafa bank, guest speaker de l’événement. Les banques sont conscientes de la montée en puissance progressive des acteurs du capital investissement en Afrique. Un marché qui pèse de plus en plus lourd dans leurs résultats respectifs. Toutefois, le développement du «shadow banking» reste tributaire des banques. Une manne financière supplémentaire pour les banques. En effet, les private equity s’adosse aux établissements de crédits sur le volet LBO –opérations d’achat à effet de levier-.

    A.I.L

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    (1) Rencontre organisé hier à Casablanca par l’Association Marocaine des Investisseurs en Capital (AMIC) sous le thème : «le capital investissement, du Maroc à l’Afrique».

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