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    International

    EDF va licencier 5% de ses effectifs

    Par L'Economiste | Edition N°:4692 Le 22/01/2016 | Partager
    L’électricien subit les effets d’une concurrence accrue et de conditions de marché défavorables
    Quelque 3.350 salariés concernés

    EDF va réduire ses effectifs. Le groupe vient en effet d’en faire l’annonce en comité central d’entreprise. Il est question d’un plan social qui concernera 5% des effectifs sur trois ans. Selon le groupe, ces licenciements ne concernent que le périmètre d’EDF SA tout en assurant qu’il n’y aura aucun licenciement, sur la période 2016-2018. Ce seront ainsi 3.350 postes qui seront concernés sur la base d’un effectif annoncé de 67.000 salariés. Le groupe justifie cette baisse d’effectifs à «un environnement marqué par une concurrence accrue et des conditions de marché défavorables en France et en Europe qui nécessite une adaptation de l’entreprise».
    Toujours est-il, l’électricien, qui a beaucoup embauché ces cinq dernières années, assure qu’il «restera un recruteur important» avec «1.000 à 2.000» embauches chaque année.
    Pour protester contre ces suppressions de postes, les salariés d’EDF, et plus largement ceux de l’énergie, étaient appelés à se mobiliser jeudi. La grève a entraîné des tensions sur le réseau, avec une baisse de charge de «12.000 MW» dans la nuit, soit environ 20% de la production d’électricité. Tous les secteurs de la production - nucléaire, hydraulique (barrages) et thermique (centrales fioul et charbon) - sont touchés par la grève. Celle-ci est moins visible dans le nucléaire, car quand la production devient critique pour le réseau, des messages sûreté sont envoyés aux opérateurs qui sont obligés de remonter la production, faute de quoi ils sont sanctionnés. Ce mouvement de grève est le quatrième depuis début novembre. Outre les suppressions de postes, les syndicats s’inquiètent du contexte difficile pour EDF, fragilisé selon eux par, entre autres, le rachat d’Areva NP, l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques demandée par Bruxelles ou le projet d’Hinkley Point.
    M.A.B.
     

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