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    Analyse

    Télécoms
    Les incertitudes d’un marché en gestation

    Par L'Economiste | Edition N°:4692 Le 22/01/2016 | Partager
    Baisse de 10,67% du parc de la téléphonie fixe
    VoIP: le blocage menace la pérennité de start-up, TPE et PME orientées IT

    Dégroupage d’infrastructures, VoIP, téléphonie fixe, fracture numérique… le marché des télécoms

    La pénétration de la téléphonie mobile à fin 2015 est de 127%. Ce qui explique la tendance de 2 terminaux par clients et renseigne sur la maturité du marché

    compte toujours des dossiers «chauds» qui vont à contre-courant de l’évolution du secteur. Le partage d’infrastructures est un bras de fer entre IAM et les opérateurs alternatifs qui dure depuis juillet 2008. Un contentieux qui est resté au point mort pendant presque 7 ans. Il aura fallu l’intervention du régulateur en octobre 2015 pour débloquer la situation en imposant un cahier des charges de dégroupage à l’opérateur historique. Une décision qui sera suivie d’offres combinant ADSL et téléphonie fixe de Méditel et Inwi, qui se basent sur la portabilité des numéros. Il n’empêche que quelques mois après la fin du monopole sur l’Internet fixe, IAM détenait, 99,97% de parts de marché à fin 2015. Cette mainmise coïncide avec une hausse de 4,14% des abonnés ADSL au cours du 4e trimestre 2015, une croissance qui s’établit à 15,15% lors de l’exercice précédent. Le nombre de clients s’établissant à 1,13 million contre 13,33 millions d’usagers d’Internet mobile. Le segment de la téléphonie fixe navigue à son tour à contre-courant des évolutions que connaît le secteur. Au moment où la téléphonie mobile aligne un taux de pénétration de 127,27%, le fixe ne couvre plus que 6,57% de la population. Le parc global d’abonnés fixe a également subi une contraction de 10,67% entre 2014 et 2015 pour 2,22 millions d’abonnés. Parallèlement, le parc d’abonnés mobiles bat le record de 43,07 millions de clients. Cette disparité entre les deux segments a été relevée par des experts de l’Institut des hautes études internationales (IHEI). «La qualité de service et la couverture du réseau restent un problème posé dans les zones rurales. Le téléphone fixe est encore limité aux régions urbaines», indique l’étude. S’y ajoute la cannibalisation du fixe par le mobile. Une situation qui nourrit encore plus la fracture sociale et complique davantage l’accessibilité, les investissements et le développement de nouveaux prestataires.

    IAM détient encore la quasi-totalité du marché de l’ADSL , malgré les efforts consentis en termes de dégroupage. Le secteur s’attend encore à un certain nombre de clarification sur l’accès aux infrastructures

    Le récent blocage de la Voix IP (VoIP) conforte le constat fait en 2014 par l’IHEI d’un manque de vision «long-termiste» de l’ANRT. «Le régulateur a défendu une vision étroite et à très courte portée sur la libéralisation et la concurrence», signale l’institut international. D’ailleurs, bien avant la décision du régulateur, les experts de l’institut avaient déjà critiqué les règles régissant le volet concurrentiel conçues de manière statique et qui ne se prêtent pas à une logique dynamique, cohérente avec l’évolution du marché. Cette situation entraîne parfois des restrictions par rapport aux stratégies entreprises, leurs plans de développement ou encore les interactions entre opérateurs. Une vision partagée par le parti de l’Union constitutionnel (UC). Le parti de Sajid a à son tour pris position, en s’élevant contre le blocage VoIP. Assimilé à un véritable contrepied à la politique de libéralisation des usages et l’ouverture sur les nouvelles technologies. «Cette décision place le Maroc dans le club des pays faisant de cette restriction une entrave aux libertés de communication». Le blocage constitue par ailleurs un coup dur aux nombreuses start-ups, entreprises et unités de création technologique. En effet, le véritable manque à gagner se situe au niveau des TPE et PME ayant conçu des chaînes de création de valeurs basées sur la disponibilité des services VoIP dans ces applications. D’ailleurs, l’argument avancé par l’ANRT d’un «manque à gagner pour les opérateurs» reste relatif, vu que pour utiliser l’option appel de WhatsApp, Skype… ou encore Viber, l’usager consomme son solde data (pour le postpayé) ou sa recharge de données (prépayé). Ce qui relativise «le manque à gagner» des opérateurs.  «Ce blocage va entraîner un recours massif au Virtual Private Network (VPN) qui permet une liaison directe avec les serveurs distants en annulant les filtres des opérateurs, mais offre aussi l’anonymat à ses utilisateurs», explique Hamza Aboulfeth, président de Genious Communication.
    A.At                                 
     

     

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