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    Analyse

    Télécoms: Les prouesses et limites du modèle marocain

    Par L'Economiste | Edition N°:4692 Le 22/01/2016 | Partager
    Une révolution réglementaire sur le démantèlement du monopole
    Baisse des revenus, mutation des usages, digitalisation…

    Sur la 4G, le Maroc a le meilleur positionnement tarifaire du monde arabe. Pour un téléchargement d’un volume de 1GB, le Maroc fait mieux que l’Algérie, le Koweït, Bahreïn, la Jordanie, l’Arabie saoudite ou encore les Emirats

    L’Expérience du marché marocain des télécoms est en passe de devenir un cas d’école dans la région Mena. Un modèle très suivi non seulement dans le monde arabe, mais aussi en Europe. Une révolution réglementaire en termes de démantèlement du monopole, une libéralisation réussie, un modèle de régulation et une dynamique concurrentielle salués à l’international, de fortes baisses des prix, la compétitivité des offres, croissance et nette amélioration du taux de pénétration, mutation et développement des usages, explosion des besoins… Le roaming est en train de s’aligner sur les communications nationales, création de valeur ajoutée, innovation, déploiement de la 4G, investissements lourds engagés… Autant de transitions qui annoncent une reconfiguration marquée par la stagnation, voire la quasi-disparition de certains produits/services tels que le SMS, l’accélération de la data qui prend le relais de la voix, la digitalisation tous azimuts, la baisse des revenus sur le mobile. Un phénomène universel et irréversible. En revanche, certains couacs entachent cette expérience: le retard pris sur la loi télécoms, le problème réglementaire du partage d’infrastructures et les conditions de dégroupage, le monopole de fait sur l’ADSL et fixe, le détournement de trafic (DTI), la faiblesse des contenus locaux sur la 4G, la non-sophistication des usages, le blocage des appels VoIP via Skype, Viber, WhatsApp… Malgré les efforts déployés, les experts relèvent un déficit en termes de généralisation des infrastructures dans les régions éloignées. «La qualité de service et la couverture du réseau restent un problème dans les zones rurales. Le téléphone fixe est encore limité aux régions urbaines», constate un rapport de l’Institut des hautes études internationales (IHEI). Ce qui renseigne sur «la fracture numérique» entre milieux rural-urbain et d’une région à l’autre. D’où les efforts et marges de manoeuvre à déployer encore en matière de démocratisation des usages. Un défi gigantesque qui relève du périmètre du régulateur. Ceci dit, sur les 5 dernières années (2010-2015), le bilan des télécoms fait ressortir une nette évolution des principaux indicateurs (évolution des usages, du parc, des prix…), particulièrement dans les segments du mobile et Internet. Bien évidemment, le marché du fixe poursuit sa tendance baissière (-10,67% en 2015). Ce qui est attribué à la faible concurrence sur ce segment en perte de vitesse.  Fort de plus de 43 millions de clients, le parc mobile monte à 127% de pénétration. Ce qui confirme la tendance ascendante de 2 terminaux par client. Autre constat, la comparaison avec des pays d’Europe montre que les tarifs de forfaits prépayés du Maroc sont moins chers. Plus encore, plus de 90% des abonnés Internet utilisent les accès Internet mobile. Sur l’Internet mobile, les tarifs ont baissé de 71% en 5 ans (17 DH HT par mois). Sur les tarifs 4G, le Maroc se positionne au rang des marchés les moins chers de la la zone arabe.
    Amin RBOUB
     

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