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Competences & rh

L’Esith défie le chômage

Par L'Economiste | Edition N°:4689 Le 19/01/2016 | Partager
Un centre de développement de carrière et une première Job Fair
Nouvelles formations, approche par compétences et soft skills aussi
Jusqu’à 100% des lauréats recrutés après 6 mois de la diplomation

Les étudiants suivent parfois leurs cours au milieu des machines. La formation offerte se veut pratique. L’école dispose de 7 ateliers sous forme de «mini usines». Des équipements lourds ont été acquis dès le démarrage de l’école en 1996, pour 100 millions de DH. Ils ont par la suite été renouvelés, moyennant des sommes considérables (Ph. Jarfi)
 

Les ingénieurs ne sont plus à l’abri du chômage. Ils trouvent de plus en plus de mal à s’insérer sur le marché du travail. «Nous ressentons cette tendance depuis maintenant deux ans. C’est justement dans cette conjoncture difficile que les écoles doivent se remettre en question, prendre des décisions courageuses, réajuster leurs programmes et se rapprocher du monde de l’entreprise», insiste Abderrahmane Farhate, DG de l’Esith (Ecole supérieure des industries du textile et de l’habillement). L’école se mobilise pour assurer des débouchés à ses lauréats. Ce 20 janvier, l’établissement lance sa première Job Fair, en présence d’une trentaine d’entreprises. Durant ce salon de l’emploi, trois trophées (Leadership, Confiance et Engagement) seront offerts aux meilleurs employeurs des diplômés de l’école.
L’évènement est organisé par le Centre de développement de carrière de l’Esith qui a ouvert ses portes à la rentrée 2015-2016, premier du genre dans une école d’ingénieurs publique. Monté avec l’assistance technique de l’université George Washington (Washington DC), il se positionne en véritable cabinet de recrutement interne, offrant ses services aux employeurs à la recherche de candidats. Il opère une veille permanente sur le marché de l’emploi, assiste les étudiants, effectue un suivi de leur insertion professionnelle et organise des rencontres débats. «A travers les différents évènements initiés nous procédons à du marketing de lauréats. Nous restons aussi ouverts à tout type de partenariat, national ou international, leur ouvrant de nouveaux horizons», précise Najib Hamouti, responsable du centre.
Le secteur du textile et de l’habillement est en déclin sur les 15 dernières années. Sa part dans le PIB a été réduite de moitié, passant de 3,8% en 2000 à 1,9% en 2013, selon la Direction des études et des prévisions financières. Le tiers de ses entreprises a disparu, et 17% de ses emplois ont été détruits.
Pour permettre à ses étudiants de tirer leur épingle du jeu, l’Esith a veillé dès 2002-2003 à élargir son offre de formation à plusieurs secteurs. Elle a, par exemple, été la première à proposer une formation d’ingénieurs en logistique. D’autres ont suivi: ingénieur chef de produit, master hygiène et sécurité, licence achat et sourcing,… Dernière en date, celle d’ingénieur informatique et management des systèmes, conçue en partenariat avec l’Ensiame (université de Valencienne en France). Incluant des entrepreneurs dans son directoire, son conseil de perfectionnement et son conseil de surveillance, l’Esith scrute de très près les attentes des employeurs. Son modèle pédagogique est basé sur l’approche par compétences (adoptée dès 2004). «Après une étude sectorielle, nous nous focalisons sur une fonction particulière dont nous comparons les offres de formation sur le marché. Une étude détaillée de la fonction est ensuite opérée en collaboration avec des professionnels», explique Abdelsamad Chouar, directeur des études. Une liste des tâches et activités de la fonction, ainsi que des compétences nécessaires, est ensuite dressée. Le tout est traduit en modules. A côté des cours académiques, 7 mois de stages en entreprise sont obligatoires.
Les soft skills ne sont pas en reste. L’Esith propose un programme de mise à niveau en langue française à tous ses étudiants. En partenariat avec un organisme spécialisé, elle offre des cours d’anglais. Des modules entiers sont dispensés dans la langue de Shakespeare à la troisième année. Près de 150 heures sont, par ailleurs, réservées à des modules de communication. Les activités parascolaires organisées, notamment des pièces de théâtres et des clubs de débats en plusieurs langues, viennent renforcer les compétences linguistiques et personnelles des étudiants. «Durant la formation, le challenge c’est l’aptitude, mais après la diplomation, c’est l’attitude», estime Hamouti.
Le résultat est probant. 20 à 30% des lauréats de l’Esith sont embauchés durant leur stage de fin d’études, 80% après 4 mois et 90 à 100% au bout de 6 mois.

Autoévaluation

Quelle image ont les recruteurs et les lauréats de l’Esith? Une étude commandée au cabinet LMS, dont les résultats viennent de tomber, a permis de répondre à cette question. Selon l’enquête, 95% des employeurs ont «une bonne image globale» de l’école. 93% sont satisfaits de la performance de ses lauréats et 73% sont prêts à en recruter encore. Aux diplômés, les recruteurs attribuent la note de 7,57 sur 10. Les lauréats, eux, sont à 90% satisfaits de leur formation. 90% sont contents de leur situation professionnelle et 79% jugent que leur poste correspond à leur niveau de formation.

Ahlam NAZIH

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