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Evénement

Stationnement à Casablanca
Des parkings sauvages par milliers

Par L'Economiste | Edition N°:4689 Le 19/01/2016 | Partager
Plus de 3.000 places de parkings clandestins au centre-ville uniquement
Jusqu’à 15% d’emplacement informel à Bourgogne, Gauthier…

Double file... Ce qui est communément appelé deuxième position (voire troisième) est en train de devenir la norme devant les lycées, collèges, écoles, marchés, administration… Le constat aujourd’hui est que les emplacements en double file sont aussi devenus payants au vu et au su de tous. «Il s’est avéré que le stationnement en double file est un état de fait consacré dans la ville de Casablanca», relève la Cour régionale des comptes. Il pénalise les priorités de circulation, générant des obstructions et blocages de grandes artères, tout en réduisant les capacités de la voirie (Ph. Jarfi)

Prolifération de parkings sauvages et non déclarés, rente, absence d’une politique tarifaire claire et cohérente, gardiennage clandestin de voitures, absence de contrôle, occupation illégale du domaine public, non-paiement des redevances, mauvaise gouvernance… L’activité de stationnement, gestion de parkings et gardiennage bât tous les records de non-conformité et non-respect des standards dans le Grand Casablanca. Ce sont en substance les conclusions préliminaires d’un rapport de la Cour régionale des comptes de la métropole. En effet, le rapport revient sur «la prolifération alarmante de parkings sauvages et illicites à travers l’ensemble du territoire de la ville». Parc La Ligue arabe, zone de Casa Port, Cour d’appel,  Sidi El Khadir, quartier  la Météo, bd Mustapha El Maani et rues adjacentes, alentours de Derb Ghallef, Aïn Chock, Hay Chrifa, Casanearshore, bd la Corniche… La prolifération ou encore la poussée incontrôlée de parkings sauvages a atteint son paroxysme ces dernières années. Elle touche pratiquement l’ensemble des communes et préfectures de la capitale économique. Ce qui a des conséquences directes sur la circulation et les embouteillages, les recettes communales, l’esthétique des quartiers et la dégradation de l’espace public… Ces activités gangrénées par l’informel entravent toute initiative de restructuration, d’encadrement et de contrôle. Relevant généralement de l’informel, le gardiennage de voitures est assuré par des gardiens non autorisés, qui perçoivent des droits de stationnement indus et exagérés… allant de 5 jusqu’à 10, voire 20 DH par véhicule dans les quartiers d’affaires, la Corniche et à proximité de malls et autres parcs d’attraction. «Ces droits indus peuvent atteindre des proportions largement supérieures aux droits prévus à l’arrêté fiscal», dénonce la Cour régionale des comptes de Casablanca. Rien que dans le périmètre du centre-ville, les autorités recensent  pas moins de 3.000 emplacements clandestins de stationnement.  La part des emplacements sauvages monte jusqu’à 15% de l’offre globale dans des quartiers comme Bourgogne et Gauthier. Les parkings clandestins squattent généralement des terrains publics ou privés non aménagés ou délabrés. Le constat ces dernières années est que la ville enregistre la multiplication  de parkings informels et non déclarés, essentiellement dans des parcelles privées et clôturées, des entrepôts, des usines à l’arrêt... Or, ce type d’emplacement échappe aux mailles de tout contrôle de la commune urbaine, seule autorité en charge de la gestion et d’octroi des autorisations liées au stationnement. Aujourd’hui, la non-déclaration de l’ensemble des activités de gardiennage-stationnement de voitures prive à la fois la ville, la  commune urbaine et le Trésor de recettes fiscales qui se chiffrent à plusieurs millions de DH.  Ce qui renseigne sur des complicités, voire négligences  ou encore des passe-droits dans une activité  très lucrative!
Sur un tout autre registre, la composante économique et commerciale de Casablanca en fait une ville à forte concentration de poids lourds, de camions de tous genres. Même si c’est interdit, les poids lourds et remorques accèdent dans l’impunité aux ruelles et au centre-ville à tout moment de la journée. Quant aux petits camions de livraison, ils perturbent l’ensemble des quartiers (Derb Omar, Souk Korea, bd 9 Avril…)  Or, ce trafic suppose la mise en place d’espaces dédiés qui ont été omis par les plans d’aménagement en vigueur. «Même si le PDU de 2013 a soulevé cette question, aucune mesure n’a encore été prise pour le transport de marchandises», déplore le rapport. Parmi les solutions préconisées, la fixation d’horaires précis de livraison (le soir), de manière à réduire au maximum les nuisances aux usagers de la route et aux riverains. L’on recommande aussi de fixer des itinéraires précis pour ce type de transport, l’aménagement d’espaces réservés à la livraison…

hashtag Alerte7mar!

Depuis début janvier 2016, un collectif s’est constitué avec un mur sur Facebook. Baptisé Alerte7mar (#Alerte7mar), le collectif vise à dénoncer, photos et matricule de véhicules à l’appui, les automobilistes mal garés ou le comportement incivique de ceux qui empiètent sur les créneaux de leurs voisins dans les sous-sols de résidences, parkings de malls, d’hypermarchés... Une initiative qui est en train de prendre de l’ampleur.

Amin RBOUB

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