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    Economie

    La rémunération du compte sur carnet se stabilise

    Par L'Economiste | Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager
    Elle était en baisse les quatre derniers semestres
    Les placements rapporteront 1,48% net entre janvier et juin 2016
    L’encours dépasse 138 milliards de DH, soit 14% du PIB

    La baisse du rendement du compte sur carnet depuis début 2014 n’a pas affecté les placements dans ce produit. L’encours a augmenté de 9 milliards de DH chaque année depuis 2011
     

    La rémunération du compte sur carnet stoppe sa baisse. L’un des placements préférés des Marocains rapportera 1,48% net au premier semestre 2016 comme les six mois précédents. Ils ne se sont pas détournés de ce produit malgré la baisse du rendement depuis début 2014. Plus de 138 milliards de DH y étaient placés à fin novembre 2015. L’encours a augmenté de 18 milliards de DH en deux ans.
    La liquidité du compte sur carnet en fait sa notoriété. Vous pouvez l’ouvrir avec 100 DH. Les versements y sont plafonnés à 400.000 DH (y compris les intérêts) tout comme les placements dans le livret de la Caisse d’épargne nationale. Le produit géré par Al-Barid Bank a les mêmes caractéristiques que le compte sur carnet et sera également rémunéré à 1,48% entre janvier et juin. Toutefois, le rendement de ces produits couvre à peine l’inflation. Pour mieux fructifier son épargne, il faut se tourner vers les dépôts à terme (DAT) par exemple. Les banques sont plus sélectives parce qu’elles ont moins de problèmes de trésorerie. En outre, elles peuvent mobiliser des ressources sur le marché à moindre coût après les deux baisses du taux directeur en 2014. La rémunération des DAT est en conséquence en légère baisse en 2015 mais reste relativement intéressante pour le niveau de risque. Les placements à 6 mois ont rapporté en moyenne 2,5% après impôt sur les huit premiers mois de 2015. Le blocage des fonds pendant 1 an est rémunéré en moyenne à 2,7%. Les étrangers résidents et les MRE  bénéficient d’un régime fiscal préférentiel pour ce produit. La plus value réalisée est soumise à un impôt de 10% contre 30% pour les Marocains. La durée des comptes à terme varie de 3 à 36 mois. Le placement minimum est fixé à 100.000 DH dans certaines banques. En cas d’imprévu, l’épargnant a la possibilité d’obtenir une avance. Il doit cependant payer une pénalité en cas de remboursement anticipé. Le montant de la pénalité est déterminé à l’ouverture du DAT.
    Les dépôts à terme et les souscriptions aux bons de caisse ont repris de la vigueur dans un contexte où les entreprises hésitent à investir. En attendant des signes d’amélioration de la conjoncture, les sociétés qui échappent à l’allongement des délais de paiement sur le marché placent leurs trésoreries. En deux ans, l’encours des comptes à terme et bons de caisse a augmenté de 22 milliards de DH pour s’établir à 169 milliards de DH à fin novembre.
    Le compte sur carnet, les DAT ou encore les bons de caisse sont des placements sans risque d’où leur rendement assez modeste. Pour espérer mieux, il faudra se positionner sur des actifs plus risqués comme les actions cotées par exemple. Globalement, le rendement sera fonction du niveau de risque. Plus le risque est élevé, plus le rendement suivra. Malgré la crise de la bourse, l’on peut profiter de certaines opportunités sur des périodes courtes, même s’il est recommandé d’y investir sur le long terme. Dans les deux cas, il est peu conseillé d’intervenir en direct en bourse. Les placements via les OPCVM qui sont plus aguerris au fonctionnement du marché, sont souvent souhaitables. Par ailleurs, l’offre des gérants de fonds s’est étoffée en partie à cause des difficultés de la bourse. Il y a une diversification des classes d’actifs au pétrole ou encore à l’or. En outre, certains fonds garantissent le capital investi et un niveau de rendement. o
    F.Fa
     

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