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    Economie

    Benkirane: «La privatisation de la Samir, une erreur»

    Par L'Economiste | Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager
    Le chef du gouvernement interpellé sur la stratégie énergétique
    Beaucoup de questions, peu de réponses
    Crise des enseignants stagiaires: «j’assume la responsabilité politique»

    Les syndicats sont montés au créneau pour manifester contre l’intervention musclée des enseignants stagiaires dans l’hémicycle de la Chambre des conseillers

    (Ph. Bziouat)

    La politique énergétique et sa relation avec la COP22 ont été au cœur de la séance mensuelle avec le chef du gouvernement à la Chambre des conseillers, mardi soir. Un sujet d’actualité, qui a permis à Abdelilah Benkirane de mettre en avant la stratégie royale dans le domaine des énergies renouvelables. Mehdi Abdelkrim, du groupe parlementaire de la CGEM, a surfé sur la vague pour l’interpeller sur la vision du gouvernement, le Fonds vert, les mécanismes d’attribution,  les sachets noirs en plastique ou encore l’efficacité énergétique? Autant de questions pointues auxquelles le chef du gouvernement n’a pas répondu avec la précision requise, vraisemblablement faute de maîtriser le sujet.  Il s’est contenté de phrases sommaires comme le «gouvernement va mettre en place des mesures d’encouragement en direction du secteur privé».
    Il retrouvera néanmoins sa verve sur le dossier de la Samir. Pour Benkirane,  le gouvernement avait commis une erreur en privatisant la seule raffinerie du pays. D’autant que cette entreprise a été cédée à 3,5 milliards de DH. Aujourd’hui, ses dettes vis-à-vis notamment des banques, de la douane et des impôts s’élèvent à 43 milliards de DH. «L’autre erreur a été de la confier à un groupe étranger, qui cherche aujourd’hui à faire du chantage à l’Etat».
    Pour le chef du gouvernement, la privatisation «exige une concurrence dans le secteur et non une situation de monopole».  
     L’autre thème abordé par la séance mensuelle a porté sur le dialogue social. Le chef du gouvernement a rappelé les 8 rounds menés. Sur sa vision du dialogue, «il affirme ne pas être porté sur les cérémonies de signature d’accords avec la présence des patrons des syndicats et de la presse mais préfère régler des dossiers par téléphone, pour plus d’efficacité».
    Benkirane n’est pas favorable aux hausses de salaires, revendication récurrente des syndicats, particulièrement pour les revenus de 7 à 8.000 DH par mois. «Ils réclament une augmentation de 25% des salaires des fonctionnaires. Cela se traduit par un coût supplémentaire du budget de 27 milliards de DH par an. Ce n’est pas possible. Je me concentre sur les bas salaires, de 2 à 3.000 DH», a-t-il répliqué.
    L’intervention musclée des forces de l’ordre contre les enseignants stagiaires a été qualifiée de «répressive» et de «sauvage» par des parlementaires syndicalistes. Le chef du gouvernement refuse ces qualificatifs. «Ces forces de l’ordre veillent à la sécurité des biens et des citoyens dans des conditions parfois déplorables. Je n’étais pas au courant de l’intervention, mais informé de l’interdiction des manifestations. Malgré cela, j’assume ma responsabilité politique», a-t-il martelé. Puis attention, «si demain deux courants dans un syndicat se bagarrent, nous  contacterons la police pour empêcher la violence», a-t-il souligné.

    Pagaille dans l’hémicycle

    Le chef du gouvernement et le président de la Chambre des représentants ont été malmenés par la parlementaire Touria Lahrech, du groupement de la CDT. Les pancartes brandies contre «la répression des luttes sociales» et les photos des victimes de l’intervention musclée des forces de l’ordre contre les enseignants-chercheurs n’ont pas suffi. Elle s’est employée à commenter les phrases, souvent en coupant la parole au chef du gouvernement, qui a fini par s’énerver. Les multiples mises en garde du président de la Chambre des conseillers n’y ont rien fait. Il a fini par reconnaître son incapacité à maîtriser la séance. 

    M. C.
     

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