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    L'automobile bat son propre record à l’export

    Par L'Economiste | Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager
    Après avoir doublé les phosphates en 2014, le secteur se surpasse
    20% d’augmentation selon l’Amica pour un montant global de 50 milliards de DH
    Renault et la mise en place des écosystèmes derrière cette embellie

    Le secteur automobile est en train

    Le développement du secteur automobile s’exprime par le nombre de véhicules exportés, ici via le terminal à véhicules du port TangerMed. Renault a fêté en décembre dernier son 500.000e véhicule ayant transité par ces installations (Ph. Adam)

    de montrer ses capacités en matière d’export. Pour l’année 2105, le chiffre d’affaires à l’export, selon l’Amica, s’élève à 50 milliards de DH, soit 20% de plus que le score réalisé en 2014. Déjà alors, le secteur avait laissé derrière lui les phosphates, premier secteur exportateur historiquement au Maroc. Les raisons sont évidentes et se résument en deux points, Renault et écosystèmes. Le constructeur français est en effet responsable d’une bonne partie de cette fulgurante croissance du secteur automobile marocain. L’usine de Tanger et celle de la Somaca ont affiché un score enviable en 2015. Selon des sources proches du constructeur français, la production globale devait frôler les 300.000 unités l’année écoulée avec pour l’usine de Tanger près de 230.000 voitures montées en 2015.
    Pour Renault, il s’agit d’une conséquence directe de la reprise du marché automobile en Europe. L’usine de Tanger a fêté en décembre dernier l’exportation de la 500.000e Dacia à travers le port de TangerMed. Le véhicule était destiné au marché européen, en grande forme lors des dernières années, une euphorie qui devrait se maintenir en 2016.  
    Au niveau structurel, les exportations s’expliquent par l’apport bénéfique de la formule des écosystèmes lancée en octobre 2013, selon Tajeddine Bennis, président du collège Industrie de l’Amica. Le secteur avait alors accueilli quatre écosystèmes, pour des métiers dits matures. Il s’agit du câblage, des systèmes d’intérieur, de l’emboutissage et des batteries.

    Les exportations du secteur automobile enregistrent un insolent taux de croissance à deux chiffres

    D’autres écosystèmes sont prévus dans le sillage de ces premiers, ils concernent d’autres métiers liés au monde de l’automobile et qui commencent à prendre forme, c’est le cas des systèmes annexes comme le refroidissement et les réservoirs. Selon Bennis, ce mouvement devrait concerner aussi d’autres métiers non encore présents au Maroc et dont le développement du secteur national pourrait encourager à venir d’installer au pays.
    L’objectif est d’encourager la compétitivité en amenant les fournisseurs à travailler en groupes et à offrir des ensembles complets avec une plus forte valeur ajoutée, ce qui semble avoir été atteint, confirme le responsable de l’Amica.
    Le secteur emploie actuellement un peu plus de 90.000 personnes réparties sur 150 sites de production. Dans quatre ans, il est prévu de doubler le nombre d’emplois et de porter le nombre de sites à plus de 250, avec à la clé plus de 100 milliards de dirhams d’exportations prévues, selon les prévisions de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile, Amica. Un exploit qui sera en partie porté par un autre constructeur français, PSA. Ce dernier avait annoncé en 2015 trois composantes, à savoir une usine de montage carrosserie, une usine mécanique ainsi qu’un centre d’études, tous trois en cours de réalisation avec un volume initial de 90.000 voitures par an pour un lancement de la production dès 2019.

     

    Un salon pour les sous-traitants

    Plus que quelques mois avant le démarrage de la troisième édition du salon de la sous-traitance automobile. L’événement, piloté par l’Amica, est organisé en partenariat avec la TFZ, Renault, PSA, l’Anpme et l’Association des investisseurs de la zone franche de Tanger, AIZFE ainsi que l’Atlantic Free Zone. Il se tiendra du 20 au 22 avril prochain au sein de la Tanger Free Zone. Pour cette troisième édition, les nouveautés sont légion, promet l’association qui est en train de finaliser les détails. Plus de 250 exposants attendus, soit pratiquement le double de la première édition, ce qui va de pair avec l’accélération du secteur, notent les organisateurs. 

    Ali ABJIOU-

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